[BILAN 2018] Top 5 des albums Progressifs qu’il ne fallait pas manquer cette année

L'année 2018 a été un bon cru pour la sphère progressive, autant pour des artistes en devenir comme Owane et son album Yeah, Whatever ou plus confirmés comme le collectif The Sea Within et leur album éponyme dont les créations auraient pu être détaillées ci-dessous (mais que veux-tu il faut parfois faire des choix). Parmi les sorties de l'années, 5 albums m'ont semblé, totalement subjectivement, au dessus du lot. Voici un TOP 5 des albums de Rock Progressif de l'année 2018.

Gleb Kolyadin - Gleb Kolyadin

Claviériste du groupe Iamthemorning, aux sonorités Prog Rock/Chamber Pop, Gleb Kolyadin a sorti son premier album au tout début de l'année. Riche, maîtrisé et s'entourant de musiciens de renoms (Gavin Harrison de Porcupine Tree/King Crimson, Jordan Rudess de Dream Theater ou Steve Hogarth de Marillion) l'album bénéficie d'une production exquise et d'une riche palette d'influences. Mêlant Jazz Fusion et Musique Classique, Gleb Kolyadin offre une écoute agréable, reposante et profondément inspirée. La richesse mélodique et technique de Gleb et ses guests permet de nombreuses sessions d'écoutes sans jamais se lasser. Un album que j'attendais avec impatience après avoir écouté en boucle les compositions d'Iamthemorning, le résultat est sans appel, c'est une réussite sur tous les points et une nouvelle pépite pour le label Kscope.

 

The Pineapple Thief - Dissolution

Toujours chez Kscope, The Pineapple Thief a sorti l'excellent Dissolution dont la chronique a été publiée ici même. Naviguant entre le Prog Rock et Pop façon Radiohead, l'album a reçu un accueil globalement positif dans la sphère progressive. Avec des compositions efficaces bien que prenant moins de risques qu'à l’accoutumée, il est une excellente porte d'entrée pour ceux qui souhaiteraient découvrir la bande à Bruce Soord. Néanmoins avec un titre comme "White Mist" de plus de 11 minutes, les anglais n'oublient pas leurs origines très progressives. Sans être le meilleur album de leur discographie, The Pineapple Thief a réussi à respecter un cahier des charge exigeant, propulsant Dissolution parmi les meilleures galettes de l'année. Un album qui s’intégrera parfaitement à une playlist Prog Rock.

Haken - Vector

Les britanniques de Haken ont pondu cette année un album dans la veine de ce qu'ils savent faire, c'est à dire du solide, efficace, techniquement irréprochable, pas toujours facile d'accès mais irrémédiablement époustouflant dès lors que l'en prend la pleine mesure du talent affiché. Vector (en chronique ici) est un album de Metal Progressif qui ne fait aucunes concessions, puisant dans les sonorités eighties, djent ou jazz fusion, l'oeuvre est complète. La complexité des arrangements et des progressions révèle la virtuosité sans failles des musiciens. Agressif et pourtant mélodieux, Vector fait parti des meilleures sorties Metal de l'année. A découvrir de toute urgence (le groupe est également en tournée européenne en ce premier trimestre).

 

Freak Kitchen - Confusion to the Enemy

Venu tout droit de Suède, le trio mené par le fantasque Mattias IA Eklundh nous a offert un album qui suit la piste des dernières sorties, c'est à dire un opus assez rentre dedans, moins expérimental et visant l'efficacité. Confusion to the Enemy est un album groovy à souhait, offrant un Fusion Rock/Metal aux riffs redoutables et uniques. Freak Kitchen fait partie de ces groupes où je reconnais l'artiste dès la première note, ce dernier opus ne change pas la donne. L'album se révèle être très mélodieux avec des refrains parfois Pop comme avec le titre "Troll". Avec un guitar hero (pas comme les autres) aux commandes, le niveau technique à la 6 cordes est bien entendu sans communes mesures, la patte Eklundh est inimitable, et rien que pour cela il m'a été impossible de passer à côté de Confusion to the Enemy en 2018.

Keor – Petrichor

La claque inattendue de la fin d'année, venu tout droit de Montpellier, Vincent de Keor est un musicien qui a produit une pépite de Néo Prog Rock avec l'album Petrichor (dont la chronique est ici). Si l'album ne cache pas son influence très Steven Wilson, il se révèle être profondément bien pensé. D'une durée totale d'une cinquantaine de minutes pour 5 morceaux, les compositions font définitivement dans le Prog avec de long titres permettant à l'auditeur de se plonger dans un univers à part entière. Le voyage proposé par Petrichor est sans retour, la qualité des titres (et notamment "The Nest of Evil" qui est en tout point remarquable) pour une autoproduction est tout justement bluffante. Keor a clôturé l'année avec un album qui frise la perfection, être fan de Prog Rock et passer à côté de cet oeuvre serait tellement dommageable.

En bref 2018 aura tenu pas mal de promesses et apporté de bonnes surprises. Les sorties prévus en 2019 auront la tâche peu aisée de fournir les mélomanes avec pas moins de qualité et c'est donc naturellement que j'ai déjà en ligne de mire les prochaines sorties de Mostly Autumn, Steve Hackett, Focus, Soen ou The Mute Gods.

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