BILAN 2020 Rock et Metal Progressif

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[BILAN 2020] Top 8 des albums Progressifs qu’il ne fallait pas manquer cette année

BILAN 2020 Rock et Metal Progressif

2020 a été une année sacrément bordélique et le secteur de la musique a tout pris dans la face, certains par ailleurs ne s'en remettrons pas (RIP Anathema). Bien heureusement, certaines formations ont pu continuer d'assouvir notre soif de nouveaux sons. 2020 n'a pas été une année si noire pour le Rock et Metal Progressif. Alors on attaque tout de suite le TOP 8 des albums de Rock et Metal Progressif de l'année 2020.

Arabs in Aspic - Madness and Magic

A fond dans la vibe Rock Prog 70s, les norvégiens d’Arabs in Aspic ont toujours eu quelque chose de mystique dans leurs productions, Madness And Magic ne fait pas exception. Cette 7e réalisation est très riche, créative et envoutante. J’ai bouffé l’album comme je l’aurai fait avec un Yes, King Crimson ou ELP, c’est pas rien. L’album offre d’excellents passages acoustiques, l’œuvre clôture avec un voyage de 17 minutes qui navigue entre un univers à la Manfred Mann Earth Band ou un brin Porcupine Tree sur les passages les plus musclés. En bref, Madness and Magic est une œuvre qui fait honneur aux années 70s.

 

Oceans of Slumber - Oceans of Slumber

Lire la chronique – Comment ne pas avoir succombé au charme de Cammie Gilbert ? Le groupe n’a cessé de monter crescendo au fil des ans. Cette dernière mouture est d’un excellent niveau. Violent et mélodieux à la fois. C’est un album qui aura été un compagnon important de la fin d’année 2020. Un 4e album qui propulse les Texans au rang des groupes à suivre absolument. Une œuvre à mettre dans les mains d’auditeurs qui sont branchés grosse disto, growls et voix lyriques. Tu peux y aller les yeux fermés, tu ne regretteras pas.

Ayreon – Transitus

Evidemment, un nouvel album d’Ayreon est un événement qui n’a pas d’égal, la fanbase d’Arjen Lucassen est exigeante, et pourtant, toujours ravie par la qualité de création du néerlandais. Pour ma part, Ayreon, c’est 20 ans de passion, alors Transitus était très attendu. Je dirai qu’à l’instar de The Source paru en 2017, ce dernier album m’a procuré une satisfaction mesurée. C’est excellent, superbement orchestré, toujours long et épique, une épopée de science-fiction/fantasy que seul le néerlandais sait composer. Les chœurs, l’usage de la vielle à bois (ou Hurdy Gurdy pour les anglo-sax’), la flûte à la ‘’Jethro Tull’’, beaucoup de bonnes idées mais à la fin, cet album ne sonne pas suffisamment « Ayreon ». Impossible de ne pas retenir l’album dans ma liste des meilleurs albums de l’année tant celui-ci m’a accompagné durant des heures et des heures, mais il n’atteindra peut-être pas l’immortalité de certains albums plus anciens.

Pineapple Thief – Versions of the Truth

Enfin des anglais ! Pineapple Thief avec Bruce Soord et Gavin Harrison c’est forcément attendu au tournant. Versions of the Truth est un album qui comme le précédent Dissolution, n’atteint pas l’incroyable perfection de Your Wilderness. Pourtant ce nouvel album est une belle création, un Rock Progressif assez abordable, axé sur le développement des émotions plutôt que la technique démonstrative. L’album est très varié avec une large palette d’ambiances (dont certaines très prenantes comme dans « The Game »), je regrette toutefois la non présence d’un titre (ou deux) de morceau plus rentre dedans.

Our Oceans – While Time Disappears

Tymon Kruidenier est le guitariste progressif le plus sous-coté de la planète, ses projets n’ont jamais reçu un succès à la hauteur du talent déployé (Exivious, tu resteras toujours dans mon cœur). Depuis quelques temps, Tymon s’est missionné de prendre le chant sous sa responsabilité. Je dois souligner que le pari est plutôt réussi, Tymon peut étendre sa palette créative avec Our Oceans et cela se ressent dans While Time Disappears. Inutile de dire que le niveau instrumental est de haute volée, basse fretless et guitare très influencée Jazz Fusion, le travail rythmique est impeccable, les mélodies et thèmes abordés sont évidemment pas des plus joyeux, ici on nage dans un océan sombre, mais cela en vaut très largement la peine.

Sordid Pink – Sordid Pink

Un peu calme ces derniers temps, David Maxim Micic a enfin recollaboré avec Aleksandra Djelmash. Mais par pour un nouveau Destiny Potato ! Enfin presque, mais ça s’appelle Sordid Pink, why not… L’album offre des titres super abordables, très catchy ! « Killer », « Freak » ou « Rust » peuvent s’intégrer à n’importe quelle playlist un peu Metal sans gêner qui que ce soit, c’est pas suffisamment brutal pour faire flipper tatie Simone ni trop mou pour que tes potos metalleux des forêts te traitent de fragile. Ce Sordid Pink est un album qui se consomme comme un paquet de bonbons posé sur la table pendant que tu regardes ta série préférée, t’y reviens sans cesse, et rien que pour ça, il m’a refait le dernier trimestre 2020.

DGM : Tragic Separation

Après un excellent The Passage , DGM a réitéré l’année passée avec Tragic Separation. L’album reprend les bases du précédent opus avec une formidable démonstration technique. Le jeu du guitariste Mulanori reste l’un des point clé de cette nouvelle mouture. Si Symphony X restent les grands maîtres du Power Metal Progressif, les italiens de DGM continuent de tenir la barre haute. Tragic Separation est un bon album qui contient tous les ingrédients du style. Même si The Passage reste à ce jour mon album préféré des transalpins, ce dernier opus est loin de démériter et a constitué une belle écoute. Hâte de pouvoir en découvre live.

Green Carnation : Leaves of Yesteryear

Les nordiques ont produit une belle œuvre cette année, mais ces norvégiens sont un peu avares en albums, il aura fallu attendre 14 ans depuis le dernier album studio Acoustic Verses. Bon après tout, je vais pas raconter de bobards, je suis resté bloqué sur le magnifique Light of Day, Day of Darkness paru au début du siècle, un album monopiste d’un 1h. Leaves of Yesteryear reste un album à découvrir, dans la veine du Metal Progressif des années 90. On retrouve donc un style presque vintage, l’album prend le temps de déployer son univers. Les scandinaves reviennent donc sur le devant de la scène avec un album qui respecte les traits (s’il y en a) caractéristiques du genre de belle manière. Comme quoi, on peut encore trouver du Metal Progressif d’assez bonne facture en 2020.

 

Les oubliés

Ou les plus attendus et ceux qui méritent mention. Certaines sorties ne manquent pas de qualité, à l'instar de Haken avec Virus (ils avaient composé avant la pandémie, promis) qui est un excellent album de Metal Progressif avec ses riffs parfois Djenty. Il manque toutefois d'originalité, comme si les anglais avaient du mal à se renouveler.

Mestarin Kynsi de Oranssi Pazuzu est un sacré morceau à avaler. J'adore le groupe, j'adore l'ambiance, ce black metal psychédélique n'a pas d'égal et ce nouvel opus ne déroge pas à la règle. L'album est clairement excellent, à absolument découvrir, il lui manque simplement des titres hors normes comme Saturaatio sur Värähtelijä. Bon, j'exagère un peu car quand je me suis mangé Kuulien ääniä maan alta en live (oui car les nordiques jouaient ce titre live bien avant la sortie de l'album) je faisais pas vraiment le malin. Ces finlandais foutent quand même un sacré bordel, un immanquable de l'année.

Pain of Salvation a proposé Panther après un In The Passing Light of Day qui a rencontré un vif succès, mais la sauce ne prend pas pour moi. L'album est moderne et original mais a du mal à m'embarquer, la faute à un ensemble pas toujours facile d'accès et un peu fouillis, certaines sonorités trop électroniques comme dans le titre éponyme m'ont sorti de l'album. Cela dit, qui suis-je pour m'assoir à la table de Pain of Salvation et lui dire que son album n'est pas bon ? Bah en fait l'album est bon, juste pas pour moi, mais bon quand même ! C'est Prog, bien conçu, c'est probablement un des album de l'année (oui, oui, mais pas pour moi).

Les australiens de Caligula's Horse ont réussi un exploit avec In Contact en 2017 qui est un album solide et prenant. Du coup, le nouveau Rise Radiant en fait presque de même. L'album est parfaitement conçu, rentre dedans et épique. Jim Grey affiche sa maîtrise vocale comme jamais, une belle création, qui manque toutefois d'un peu de folie et se repose sur des qualités déjà bien perçues lors de précédents albums.

La note des lecteurs
[Total: 6 Moyenne: 4.8]
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