2022 est un bon millésime, une année qui a démarré sur les chapeaux de roues avec de belles sorties progressives ou expérimentales. Le vieux continent a particulièrement été à l'honneur avec notamment de nouvelles galettes pour Björn Riss, Galahad, Arena, Magma ou encore The Flower Kings. Mais en s'ouvrant à d'autres genres que les groupes "purement progressifs" (si tant est qu'il soit possible de ranger un artiste aussi simplement dans une case), l'année aura réservé de belles choses du côté des groupes ayant un penchant Metal. Rien de bien surprenant, le renouveau du genre Progressif embrasse largement l'univers Metal pour pouvoir continuer d'exister. Voici donc, en toute subjectivité, les 8 albums qui ont particulièrement raisonnés en moi cette année !
Celeste – Assassine(s)
Les lyonnais de Celeste ont parfaitement réussi leur rentrée 2022, un album particulièrement sombre et profond. Un peu plus atmosphérique qu’à l’accoutumée, Assassine(s) est un album de Black Metal piochant dans des registres Post et Progressifs. Cet album m’a mis une énorme claque. Réussir à concentrer autant de nuances de brutalités, une noirceur terriblement froide, des clips vidéo tout juste magnifiques, j’ai pas les mots, Celeste a cassé le game du Metal Français cette année. Et puis quel final ! Le titre Le Cœur Noir Charbon me met dans des états pas possibles…
David Maxim Micic – BILO IV
Du talent à ne plus savoir qu’en faire, le serbe David Maxim Micic est revenu nous offrir une suite à sa série BILO. Ce 4e voyage est très personnel, un album magnifique, mon coup de cœur de l’année ! Il n’y a rien à jeter ! Ce nouvel opus verse peut-être moins dans le Metal Progressif que ce que le guitariste a produit par le passé, mais il est bien plus expérimental ! L’œuvre est aussi le reflet de la vie personnelle de l’artiste, c’est je crois, un album très mature à découvrir de toute urgence.
Psychonaut – Violate Consensus Reality
La Belgique prouve encore une fois qu’elle est la patrie du Post-Rock / Post-Metal. Psychonaut a produit une belle galette en 2022, un album qui tabasse fort sans qu’on puisse lui reprocher grand-chose. Les guests (Stefanie de Brutus et Colin H. de Amenra) apportent un petit plus dans ce tumulte de plus de 53 minutes.
Porcupine Tree - Closure / Continuation
Les retours de légendes ça me fait toujours un petit peu peur. A la manière de Tool, les anglais menés par Steven Wilson ont, à la surprise générale, produit un nouvel album cette année. Bien entendu, avec la fanbase incroyable que connaît le groupe, les attentes étaient absolument hors normes. Pour ma part je dois dire que je suis resté légèrement sur ma faim. L’album est excellent mais il manque quelque chose, un peu plus de peps quoi. Exactement comme Tool en 2019 avec Fear Inoculum, c’est un album que j’ai rapidement poncé à sa sortie, mais qui ne m’a pas spécialement donné envie d’y revenir régulièrement. Cela dit, je n’ai jamais entendu un album aussi bien produit, le mastering sur cet album est parfait, je pense sincèrement que c’est un nouvel étalon dans l’industrie musicale. Cette performance est à l’image de l’album, un beau joyau et une œuvre techniquement irréprochable qui aurait eu plus de saveur s’il y avait quelques petits défauts.
Wilderun - Epigone
Facile d’accès, j’ai trouvé Epigone globalement bien construit. Une œuvre maîtrisée, des compositions recherchées et parfois brillamment arrangées, les américains n’ont pas lésiné sur les efforts avec plus d’1h11 de Metal Prog. Alors oui, l’album n’est pas parfait, il y a ici et là quelques structures qui dénotent, mais l’essentiel est bien présent. Les américains, sans faire preuve d’une originalité à toute épreuve, ont quand même produit un album aux bases solides. S’ils en sont désormais à leur 4e album, le groupe continu de renouveler sa discographie. Loin du Death Metal de ses origines, Wilderun offre désormais une palette large de sonorités Folk, Progressives et Symphoniques.
https://www.youtube.com/watch?v=wbkIcb4bPsc
Star One – Revel in Time
C’était probablement mon album le plus attendu de l’année. Forcément, avec un line-up de dingue composé de Floor Jansen (Nightwish), Roy Khan (Kamelot), Marcela Bovio (Stream of Passion) ou encore Michael Romeo (Symphony X) et Steve Vai, il y allait forcément se passer quelque chose. Et comme prévu, le grand Lucassen a offert un album brillant. Les compositions transpirent de talent, les titres s’enchainent et rappellent les meilleurs moments de la discographie du maestro néerlandais. L’album s’organise autour d’un concept simple mais original, chaque titre est inspiré d’une œuvre de science-fiction (Interstellar, Retour vers le Futur, Terminator, etc.) et chaque morceau a droit à son interprète. Comme attendu, le nouveau Star One est plus agressif qu’un album de Ayreon (le projet phare du maître à penser néerlandais). Un opus épique qui se doit de trôner en bonne place dans toute discographie Metal qui se respecte !
Rolo Tomassi – Where Myth Becomes Memory
Les anglais de Sheffield ont, avec ce nouvel album, réussi le pari de créer une œuvre teintée d’une atmosphère à la fois riche et chaotique. Un doux (ou plutôt violent) mélange de Metalcore, de sons d’ambiances, de voix agressives ou mélodieuses, ce nouvel opus est une franche réussite. Un Metal Progressif / Post Metal qui m’a assurément transporté pendant de longues heures d’écoute.
Grosse recommandation pour cet album incomparable, parfaitement fluide et pourtant tellement original !
Brutus – Unison Life
Il y a eu Burst et Nest, des albums incroyables du trio belge de Post-Hardcore avec Stefanie Mannaerts derrière les baguettes et le micro. Il y a désormais Unison Life, un album aux influences diverses navigant entre le Math Rock voire une touche proggy en plus des racines Post-Punk et Post-Hardcore du trio. Nos voisins continuent sur leur belle lancée, un album bourré d’émotions, un chant toujours au point de rupture, des morceaux pêchus qui sont nés de la période Covid. Un opus qui s’écoute d’une traite, indéniablement réussi et qui en plus de ça est désormais distribué par le prestigieux label californien Sargent House. Un nouvel album authentique, mais j’en attendais pas moins !
J’en attendais plus :
Devin Townsend – Lightwork
Après un Empath paru en 2019 qui représentait un nouveau tournant, toujours plus ambitieux, du génie Canadien, Lightwork semble être un album plus simple et direct. Pour autant, le côté trop pop et les mélodies parfois trop lumineuses ne m’ont pas embarqué plus que de raison. Bref, ce nouveau Devin Townsend est pour moi dispensable.
Oceans of Slumber – Starlight And Ash
Jusqu’ici, tous les albums des américains menés par la très douée Cammie Gilbert étaient brillants, du Metal Progressif relativement classique mais bien exécuté, le tout sublimé par la lead singer afro-américaine au charisme ++. Mais ce nouvel album est de très loin le plus minimaliste de la jeune carrière des texans, peut être trop à mon goût. Si l’objectif était de transmettre de fortes émotions, ça n’a pas beaucoup fonctionné sur moi, Starlight And Ash est reparti aussi vite qu’il est arrivé dans mes playlists, sympa mais sans plus.
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Originaire des Pyrénées, je traine mes pattes dans la scène Rock depuis plus de 20 ans. Je couvre les concerts avec mon vieux réflex d’une main et mon stylo de l’autre, toujours prêt à partager mon opinion. Que ce soit sur scène ou en festival, je balance mes chroniques et live reports capturant l’essence de ma propre expérience.


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