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[Live Report] Castle Rat + Hermetic – 31-10-2025 @Les Subs, Lyon

Djam - Progressive Metalhead par Djam - Progressive Metalhead
03/11/2025
dans Live Reports, News
Temp de lecture: 7 minutes
Live Report Castle Rat Lyon
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Une date assez dingue avec le groupe qui cartonne en ce moment, Castle Rat. Je suis certain que c’est la première fois qu’ils jouent à Lyon, c’est l’occasion pour moi de vous partager mon live report pour cette soirée immanquable. J’arrive aux Subs pour la première fois ce soir. Petit bijou lyonnais que je n’avais jamais visité, et franchement, la première impression est excellente. La salle est intime, les murs ont ce charme de vieille bâtisse, chargé d’histoire. On sent qu’il s’y passe quelque chose de particulier. Pendant le concert, je remarque en tendant l’oreille que certaines vieilles fenêtres simples vitrages tremblent au rythme des fûts, ce qui ajoute une dimension historique à l’expérience. Ce lieu a été un décor parfait pour un show où le Doom Metal rencontre la fantasy médiévale en cette soirée d’Halloween ! Alors c’est parti pour ce nouveau live report avec Castle Rat et Hermetic en ouverture.

Hermetic

La soirée commence avec Hermetic, groupe local que je ne connaissais pas encore. Sur scène, trois jeunes musiciens qui semblent peu impressionnés par la présence en masse du public ce soir. Dès les premières notes, l’impression est bonne. Le bassiste assure grosso modo le chant principal, mais le guitariste n’hésite pas à apporter sa contribution, ajoutant des textures et des harmonies qui enrichissent le rendu. Le chant, fragile et doux, contraste avec des riffs parfois plus costauds, oscillant entre Post Rock contemplatif et Post Punk plus énervé. À la batterie, c’est propre et carré, et le tout est mis en valeur par un très beau maquillage qui donne un côté presque rituel au set. Les morceaux s’enchaînent et nous transportent dans des paysages sonores tourmentés. Le public semble conquis, et certains étaient visiblement connaisseurs du groupe. Une belle découverte donc, avec un univers à part et une identité déjà forte, parfaite mise en bouche pour la suite.

Castle Rat

Puis vient le moment que j’attendais depuis le Hellfest cette année : Castle Rat. Je me souviens comme si c’était hier de leur prestation à la Valley, un des shows qui m’avait le plus marqué du festival. Et ce soir, dans l’intimité des Subs, le choc est tout aussi intense, mais avec une intensité plus viscérale encore. Alors que les lumières s’allument sur scène, un sorcier apparaît pour déposer un étrange livre sur un comptoir, ça sent le rituel mystique tout ça… Dès les premières notes du set, j’ai compris qu’on allait passer un moment épique. Riley Pinkerton, alias la Rat Queen, impose sa présence immédiatement. Charisme magnétique, voix capable de passer de la sirène envoûtante à la guerrière incendiaire, gestes précis, théâtralité totale. Derrière elle, Franco Vittore, le Count, s’approprie ses solos flamboyants et ses backing vocals avec une énergie contagieuse. Le Plague Doctor à la basse et le Druid aux fûts maintiennent un mur sonore dense, hypnotique, parfaitement calibré en plus de leur dégaine absolument parfaite.

 

Le set tourne essentiellement autour de The Bestiary, leur tout récent album que l’on aura la chance d’entendre dans sa majorité, mais avec la surprise agréable de retrouver quelques titres du premier album. Ces morceaux s’insèrent parfaitement dans le récit, apportant un pont nostalgique tout en mettant en valeur l’évolution du groupe. Dragon ouvre la voie avec un mur Stoner/Prog imposant. Les riffs grondent, la basse vibre, et chaque cymbale du Druid remplient l’espace sonore. La salle entière se transforme en arène médiévale, il commence à faire chaud, on est dedans à fond !

 

Live Report Castle Rat Lyon 31 10 2025-31 Noise Injection

Vient ensuite Wizard, un morceau que j’affectionne particulièrement. Les breaks bluesy et presque jazzy surprennent, et le solo de Franco fait plaisir à mon oreille qui aime un peu trop les guitaristes heroes. La théâtralité, l’exagération volontaire des mouvements et la complicité avec Riley rendent le morceau jubilatoire en live. Ici la gratte saturée remplace la baguette magique pour jeter des sorts dans la salle, et les regards des musiciens montrent qu’ils se nourrissent de l’énergie du public autant que nous de la leur.

Avec Wolf I, l’intensité atteint un niveau supérieur. C’est un morceau hypnotique, presque tribal, où la voix de Riley guide la salle. Quelle prestance ! La Rat Queen a ce dont iné pour capter l’attention.  Les riffs massifs s’alternent avec des passages plus atmosphériques, et l’ombre du Doom plane sur chaque seconde. Les retrouvailles avec le premier album se font notamment sur Fresh Fur et Dagger Dagger, qui apportent ce parfum plus old-school. Ce n’est pas seulement de la nostalgie, ces morceaux ont une patte plus traditionnelle qui s’intègre parfaitement dans le récit du set du soir. La Rat Queen joue avec la scène, interagit avec la foule, et le Count complète son jeu avec des leads incisifs qui font vibrer la salle. Le contraste entre les morceaux anciens et les nouvelles compositions montre à quel point le groupe a mûri et approfondi son univers.

Castle Rat

Je vais revenir sur la théâtralité totalement assumée de Castle Rat, car c’est aussi là que réside une grande part de leur charme. Sur scène, chaque morceau devient une scène d’un conte médiéval-fantastique où les personnages prennent vie. Une des protagonistes majeures du concert n’est autre que la Faucheuse, silhouette inquiétante mais avec des formes sexy totalement assumées, qui finira par se battre contre la Rat Queen, héroïne du royaume, armée de son bouclier et de son épée. Ce duel, à la fois absurde et captivant, résume tout l’esprit du groupe : théâtral, mystique, et furieusement décalé. Ce même membre endosse d’ailleurs un second rôle au fil du set, apparaissant plus tard sous les traits d’une créature du Bestiary, un loup blanc absolument étrange. L’acting est volontairement rétro-kitsch et parfaitement assumé, j’adore ça. Ce mélange d’ironie et de sincérité donne au show une dimension unique, entre performance musicale et théâtre occulte.

Sun Song, un autre titre attendu, est une explosion épique avec la voix de Riley statutaire, qui se combine parfaitement à lourdeur des riffs et donne cette sensation de n’être qu’un laquais devant sa reine. J’ai trouvé le son aux Subs de bonne facture pour une salle de cette taille, les grattes sonnaient bien, la basse et la batterie ont crée une belle une assise, et la voix de Riley a pu être dominante !

Après le show, je ne reste pas longtemps pour le DJ set, mais il y a encore de l’énergie dans la salle. Quelques déguisés dansent sous les rythmes darkwave de Cendrier, j’en profiterai plutôt pour aller faire mes emplettes au merch de Castle Rat et débriefer avec les copains autour de cette belle soirée concert. Bref, Castle Rat confirme donc tout ce que j’avais ressenti au Hellfest, ce groupe fait partie de ces rares projets capables de combiner Doom, Stoner et fantasy médiévale avec autant de charisme et de maîtrise. Le dernier album The Bestiary prend une dimension supplémentaire sur scène, comme s’il avait été taillé pour ça. Longue vie à la Rat Queen, et vivement la prochaine quête ! Merci aux Subs également pour m’avoir offert la possibilité de couvrir cette soirée !

After Dj Set Les Subs Halloween
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La note des lecteurs
[Total: 4 Moyenne: 5]
Djamel Profil
Djam - Progressive Metalhead

Originaire des Pyrénées, je traine mes pattes dans la scène Rock depuis plus de 20 ans. Je couvre les concerts avec mon vieux réflex d’une main et mon stylo de l’autre, toujours prêt à partager mon opinion. Que ce soit sur scène ou en festival, je balance mes chroniques et live reports capturant l’essence de ma propre expérience.

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