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[Live Report] Hellfest 2025 – Out of Bounds @Clisson Rock City

Djam - Progressive Metalhead par Djam - Progressive Metalhead
30/06/2025
dans Live Reports, News
Temp de lecture: 60 minutes
Live Report Hellfest 2025
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Clisson. Juin. L’air vibre déjà sous la canicule quand le Hellfest ouvre ses portes, transformant pour quatre jours la ville tranquille en fournaise sacrée où se mêlent effluves de bière tiède, riffs incandescents et effusions humaines. Cette année, l’enfer a tenus ses promesses avec huit scènes rugissantes, dont la toute nouvelle Purple House, ultime refuge pour les curieux, les perdus, ou les âmes en quête d’un groove inattendu.

 

240 000 festivaliers ont foulé la poussière brûlante sur le week-end, la peau scintillante de sueur et d’éclats métalliques, dans un ballet chaotique où chaque headbang résonnait comme une prière collective aux dieux du Metal. 

 

Je foule ces terres pour la huitième fois, le cœur toujours aussi battant. Car le Hellfest n’est pas qu’un gros festival, c’est un territoire quasi sacré, une faille dans le temps où la réalité cède la place à une ferveur brute, où les soucis de notre monde se dissoudent dans un mur de décibels et de cris primaires. Et à l’heure où j’écris ces lignes, il me revient une certitude, ce n’est pas la chaleur, ni la fatigue, ni même la poussière qui restent. Ce sont ces regards croisés entre passionnés, ce pacte silencieux (ou pas) entre musiciens et public qui font du Hellfest un sanctuaire unique. Ici, la musique n’est pas seulement jouée, elle est vécue, partagée, gravée dans la chair et c’est exactement ce que l’on vient chercher !

Jour 1

  • Thy Catafalque
  • Chat Pile
  • Ihsahn
  • Monkey3
  • Sunn O)))
  • Orange Goblin
  • Alcest

Jour 2

  • Castle Rat
  • Dirty Sound Magnet
  • Last Train
  • Manegarm
  • Spiritbox
  • Crippled Black Phoenix
  • Pentagram
  • Heilung
  • Sex Pistols

Jour 3

  • Mars Red Sky
  • Freak Kitchen
  • Agriculture
  • Persefone
  • Wheel
  • Grima
  • The Ocean
  • SatchVai
  • Vola
  • Leprous

Jour 4

  • Faetooth
  • Aluk Todolo
  • Signs of the Swarm
  • Messa
  • Kylesa
  • Unleashed
  • Walls of Jericho
  • Knocked Loose

Live Report Hellfest Jour 1

Thy Catafalque– Temple

Temple, début d’après-midi, la chaleur écrase Clisson dehors, mais dedans, c’est un autre genre de brasier qui s’allume. Thy Catafalque, ce projet hongrois que je pensais ne jamais voir en live, se matérialise enfin devant mes yeux. Parce qu’il faut le dire, Tamás Kátai est plutôt du genre à composer dans l’ombre qu’à se jeter sur scène. Mais le Hellfest a cette force magnétique qui pousse même les plus discrets à venir partager leur monde avec nous.

Et grand bien lui en a pris, parce que ce set a été absolument génial. Kátai, planqué derrière sa basse, restait plutôt sobre sur scène, mais on lisait dans son regard qu’il prenait un réel plaisir à être là. Autour de lui, une escouade de musiciens a déployé tout l’univers kaléidoscopique du projet, entre chants énervés et passages plus planants, avec de superbes confrontations entre voix masculines et féminines. Y’avait de quoi se régaler, c’était varié, riche, et diablement plaisant.

Quand les premières notes de Piros Kocsi fekete éj ou A gyönyörű álmok ezután jönnek ont retenti, la Temple s’est transformée en cocon progressif où chaque riff venait se mêler à des envolées symphoniques, à des moments presque death, toujours teintés de cette touche expérimentale et progressive. Même sur les morceaux que je connaissais moins, je me suis laissé emporter, rappelant à quel point la musique de Kátai est unique. Un peu comme un Lucassen d’Europe de l’Est, capable de t’emmener aux confins de son imaginaire en un claquement de médiator.

Bref, une des pépites de ce Hellfest, et la preuve qu’il ne faut jamais dire jamais.

Thy Catafalque 7Hellfest
Thy Catafalque 6Hellfest
Thy Catafalque 8Hellfest
Thy Catafalque 5Hellfest
Thy Catafalque
Thy Catafalque 2Hellfest
Thy Catafalque 1Hellfest

Chat Pile – Valley

Direction la Valley, où Chat Pile débarque comme un ovni noise-sludge. Déjà, leur chanteur est un sacré personnage, critique ciné à ses heures perdues, toujours prêt à lâcher ses recos de films entre deux morceaux. Un côté cinéphile qui amène un charme inattendu au set.

 

Sur scène, il a la dégaine de celui qui a peut-être un peu trop fêté la veille, ambiance pote du bar qui s’incruste dans le concert. Mais ça colle parfaitement à l’énergie brute du groupe. Leur son est lourd, abrasif, parfois carrément poisseux, et même si la voix semble un peu éreintée, l’ensemble dégage une sincérité folle.

 

Pour ceux qui veulent prolonger l’expérience, le live est dispo sur Arte.tv, et franchement, ça vaut le coup d’y jeter une oreille, histoire de revivre ce drôle de mélange entre chaos sonore et conversations de comptoir.

Chat Pile - Hellfest 2025 - 7 Live Report
Chat Pile - Hellfest 2025 - 6 Live Report
Chat Pile - Hellfest 2025 - 4 Live Report
Chat Pile - Hellfest 2025 - 5 Live Report
Chat Pile - Hellfest 2025 - 10 Live Report
Chat Pile - Hellfest 2025 - 2 Live Report
Chat Pile - Hellfest 2025 - 3 Live Report
Chat Pile - Hellfest 2025 - 1 Live Report
Chat Pile
Chat Pile - Hellfest 2025 - 8 Live Report
Chat Pile - Hellfest 2025 - 9 Live Report

Ihsahn - Temple

Sur la scène Temple, le son est clairement lourd, avec une basse qui écrase un peu trop, rendant parfois l’ensemble moins lisible qu’espéré. Pourtant, dès que Lend me the Eyes of Millenia retentit, la magie opère, la prestation monte en intensité et me colle de sacrés frissons.

Ce soir, le côté progressif habituel du projet d’Ihsahn, emblématique leader d’Emperor, s’est fait un peu plus discret, laissant place à des teintes nettement plus Black Metal, plus sombres et incisives. Une ambiance plus brute, plus frontale, qui surprend mais reste intense.

Ihsahn Hellfest 2025 - 5 Live Report
Ihsahn Hellfest 2025 - 4 Live Report
Ihsahn Hellfest 2025 - 2 Live Report
Ihsahn Hellfest 2025 - 6 Live Report
Ihsahn Hellfest 2025 - 3 Live Report
Ihsahn Hellfest 2025 - 1 Live Report
Ihsahn Hellfest 2025 - 8 Live Report
Ihsahn Hellfest 2025 - 7 Live Report

Monkey3 - Valley

Bordel, qu’est-ce que c’était bon ! Nos voisins helvètes nous ont offert une prestation tout simplement dantesque, un véritable voyage sonore dont on ne sort pas indemne. Malgré avoir assisté à leur dernière tournée fin 2024, je n’étais clairement pas prêt à replonger avec une telle intensité dans leur univers. J’ai plané du premier au dernier accord, complètement happé par la magie du moment.

 

Le sommet du set ? Sans hésiter le titre Rackman, avec sa ligne de basse monstrueuse qui m’a littéralement brisé le cerveau, un groove hypnotique et percutant qui ne laissait aucune chance à l’attention de se détacher. Chaque note me tenait en haleine, pour mieux m’emporter dans leur tourbillon progressif.

 

Quel talent à la gratte, ça tape du solo avec les dents, clin d’œil probable à un certain guitariste héroe des 70’s, ce qui m’a tiré un sourire complice. L’ambiance générale baignait dans une atmosphère délicieusement floydienne, ce souffle psychédélique qui enveloppe chaque note et transporte l’audience loin du chaos du Hellfest. Dans la foule, je n’étais clairement pas le seul à être à quelques mètres du sol, à savourer chaque notes et effets.

 

Au final, ce set avec Monkey3 s’est imposée comme une des grosses claques de ce Hellfest 2025, un de mes best of personnels, à ranger précieusement dans la catégorie des concerts où tout s’aligne pour créer une communion parfaite entre groupe et public.

Monkey 3 - Hellfest 2025 - 8 Live Report
Monkey 3 - Hellfest 2025 - 6 Live Report
Monkey 3 - Hellfest 2025 - 3 Live Report
Monkey 3 - Hellfest 2025 - 4 Live Report
Monkey 3 - Hellfest 2025 - 2 Live Report
Monkey 3 - Hellfest 2025 - 1 Live Report
Monkey3
Monkey 3 - Hellfest 2025 - 14 Live Report
Monkey 3 - Hellfest 2025 - 11 Live Report
Monkey 3 - Hellfest 2025 - 9 Live Report
Monkey 3 - Hellfest 2025 - 7 Live Report

Sunn O))) - Temple

La Temple s’est vidée petit à petit pendant le set, étouffée par la chaleur suffocante, une fumée épaisse et surtout, une foule pas encore prête à plonger dans ce trou noir sonore. Pourtant, Sunn O))), groupe iconique avec plus de 30 ans de carrière, a offert l’une des prestations les plus physiques et organiques du festival.

J’ai vécu ce set comme un véritable rituel, une immersion sensorielle où l’on ne vient pas seulement écouter du son, mais vivre une expérience transcendante. Le son lourd, saturé, presque tangible m’a tout de même déstabilisé par moments. Ce n’était pas simplement un show, mais une un délire où tout ton corps vibre avec la lourdeur des basses fréquences.

 

Pas de setlist avec beaucoup de morceaux, il y a dû en avoir 3 ou 4 de joués, ouais c’était vraiment des riffs à rallonge. En fait je ne sais pas vraiment si j’ai apprécié, je suis ressorti de cette expérience sans vraiment d’avis et je pense pas être le seul dans ce cas, mais nul doute que ça ne laisse pas indifférent. 

Sunn O Hellfest 2025 - 4 Live Report
Sunn O Hellfest 2025 - 2 Live Report
Sunn O Hellfest 2025 - 1 Live Report
Sunn O Hellfest 2025 - 6 Live Report
Sunn O Hellfest 2025 - 7 Live Report
Sunn O Hellfest 2025 - 3 Live Report
Sunn O Hellfest 2025 - 5 Live Report

Orange Goblin - Valley

La fin de la journée s’approche, mais impossible de rater Orange Goblin. J’ai hésité un moment, sachant qu’ils repasseront bientôt au Sylak, mais la tentation de goûter à leur son lourd et puissant était trop forte. Et franchement, ça valait chaque seconde.

 

Sur scène, les musiciens étaient visiblement bien dans leur élément, à s’amuser avec ce stoner rock puissant qui fait vibrer la Valley. Ben Ward, charismatique frontman, a rendu un hommage à Lemmy Kilmister, et à travers l’énergie brute d’Orange Goblin, on sent clairement l’ombre de Motörhead planer sur leur performance.

 

Le guitariste a tout envoyé, avec un jeu aussi précis que sauvage, laissant éclater son talent sans retenue. Un vrai feu d’artifice de riffs qui fait mouche à chaque note. Côté ambiance, moment marquant quand Ben a récupéré un drapeau breton de je ne sais où et l’a fièrement brandi sur scène, un clin d’œil qui a dû toucher nos amis bretons présents. Bref, un set de stoner rock solide, efficace, qui rappelle pourquoi Orange Goblin reste une valeur sûre quand on parle de riffs qui te retournent la tête. Surtout quand l’on sait qu’ils arrêtent bientôt, c’était donc l’occase de venir les voir une dernière fois !

Orange Goblin
Orange Goblin Hellfest 2025 - 2 Live Report
Orange Goblin Hellfest 2025 - 7 Live Report
Orange Goblin Hellfest 2025 - 9 Live Report
Orange Goblin Hellfest 2025 - 5 Live Report
Orange Goblin Hellfest 2025 - 6 Live Report
Orange Goblin Hellfest 2025 - 3 Live Report
Orange Goblin Hellfest 2025 - 4 Live Report
Orange Goblin Hellfest 2025 - 1 Live Report
Orange Goblin Hellfest 2025 - 8 Live Report

Alcest - Temple

Pour clore cette journée intense, c’est Alcest qui a offert son univers unique, mêlant Black Metal atmosphérique et envolées éthérées. Une belle surprise car le set était plutôt lumineux, loin des ténèbres habituelles, comme une invitation à un voyage intérieur.

 

La scénographie soignée jouait un rôle central, avec une lune suspendue derrière le bassiste, tandis que des végétaux soigneusement disposés apportaient une touche presque mystique à la scène. Les lights, oscillant entre clair-obscur et douceur, enveloppaient le groupe sur scène renforçant cette saveur éthérée. 

 

La setlist s’est surtout tournée vers des titres récents, révélant un Alcest toujours en évolution, capable de nous transporter avec ses paysages sonores oniriques et planants. C’était un véritable moment agréable malgré un son pas toujours au top, j’étais peut être mal placé. Bref, c’était parfait pour finir la journée sur une note à la fois douce et profonde. Un vrai plaisir de savoir qu’on pourra retrouver les sudistes lors de leur tournée d’octobre, pour replonger dans cet univers à part.

Alcest
Alcest Hellfest 2025 - 1 Live Report
Alcest Hellfest 2025 - 4 Live Report
Alcest Hellfest 2025 - 3 Live Report
Alcest Hellfest 2025 - 2 Live Report
Alcest Hellfest 2025 - 11 Live Report
Alcest Hellfest 2025 - 9 Live Report
Alcest Hellfest 2025 - 8 Live Report
Alcest Hellfest 2025 - 10 Live Report
Alcest Hellfest 2025 - 7 Live Report

Live Report Hellfest Jour 2

Castle Rat - Valley

Vendredi démarre fort sous un soleil déjà brûlant, et c’est vers la Valley que je file pour un des groupes que j’attendais le plus : Castle Rat. La prestation fut intense mais hélas trop courte, une vraie claque à la saveur épique.

Sur scène, c’est une véritable partie de Donjon et Dragon grandeur nature avec combats d’épée, faucheuse impitoyable et mise en scène un brin vintage, qui m’a tout de suite transporté dans l’univers fantasy du film Willow.


Le show joue pleinement sur ce mélange décalé et fun, avec une énergie bon enfant super agréable.

Au cœur de cette épopée, la chanteuse Riley, en incarnant la « Rat Queen », dégage une présence magnétique à couper le souffle. Son charisme éclaire la scène et capte tous les regards, imposant sa tessiture vocale avec une aisance royale. 


Ce doom heroic fantasy est un des meilleurs moments du festival, une bouffée d’air frais et un retour aux sources de la mythologie Metal, idéal pour débuter la journée. La Valley, déjà bien remplie malgré la chaleur, a bien vibré. Hâte de revoir ce groupe qui ne cesse de faire grandir sa légende.

Castle Rat 5 Hellfest
Castle Rat 6 Hellfest
Castle Rat 4 Hellfest
Castle Rat 1 Hellfest
Castle Rat 10 Hellfest
Castle Rat 12 Hellfest
Castle Rat 13 Hellfest
Castle Rat 11 Hellfest
Castle Rat 9 Hellfest
Castle Rat 8 Hellfest
Castle Rat 7 Hellfest

Dirty Sound Magnet - Valley

Toujours dans la Valley, ce sont une nouvelle fois nos voisins helvètes qui ont mis la barre haute avec Dirty Sound Magnet, un groupe qui fait partie de l’élite suisse du rock. Leur set a clairement embrassé un bluesy puissant, un vrai régal pour les amateurs de gratte.

 

Leur son est une immersion totale dans un psychédélisme 70’s maîtrisé, sans jamais tomber dans la caricature ou la simple nostalgie. Par moments, j’ai eu ce petit goût qui rappelle un Led Zep, mais revisité avec leur propre patte.

 

Ce set ne s’est pas limité à une simple performance, c’était un voyage, une traversée où chaque riff de guitare, te transporte dans leur univers psyché. La présence scénique du frontman est entraînante, et son toucher de gratte a vraiment du cachet. Une expérience à recommander pour les fans de rock authentique.

Dirty Sound Magnet 8 Hellfest
Dirty Sound Magnet 5 Hellfest
Dirty Sound Magnet 2 Hellfest
Dirty Sound Magnet 3 Hellfest
Dirty Sound Magnet 1 Hellfest
Dirty Sound Magnet 9 Hellfest
Dirty Sound Magnet 6 Hellfest
Dirty Sound Magnet 7 Hellfest
Dirty Sound Magnet 4 Hellfest

Last Train - Mainstage 01

Sur la Mainstage 01, Last Train a livré un set chargé en émotions, un vrai coup de cœur pour un premier passage au Hellfest. Ces jeunes talents ont su capter l’attention avec une musique qui évoque par moments la puissance cinématographique d’Explosions in the Sky, tout en gardant une énergie très personnelle.

 

Sur scène, les musiciens étaient profondément immersés dans leur performance, et ça se lisait clairement sur leurs visages, empreints d’une sincérité et d’une intensité rares. Une setlist assez courte, 4 ou 5 titres ont été joués mais avec brio. On est plus sur un univers Rock que Metal et ça fait très bien le job. J’ai entendu que le chanteur s’est laissé porter par le public, guitare à la main, un moment que j’ai malheureusement manqué en changeant de scène en fin de set, mais qui, j’en suis sûr, a marqué les esprits. Un set prometteur, à surveiller de très près pour la suite.

Last Train 5 Hellfest
Last Train 2 Hellfest
Last Train 6 Hellfest
Last Train 7 Hellfest
Last Train 3 Hellfest
Last Train 4 Hellfest
Last Train 9 Hellfest
Last Train 1 Hellfest
Last Train

Manegarm - Temple

Sous la Temple, Manegarm a rassemblé une foule dense, preuve du succès certain de ce metal pagan venu tout droit de Suède. Entre deux morceaux, le groupe a partagé avec humour une anecdote sur leur fête nationale où l’on mange du poisson fermenté, mais clairement, ils semblaient bien plus heureux d’être au Hellfest. Vraiment ce que je retiens en premier de ce show, c’est la bonne ambiance bon enfant qui s’est dégagée sous la Temple. Les nordiques ont emballé l’audience sans problèmes. 

 

Le set a été solide, avec une bonne énergie, même si je n’ai pas totalement réussi à me plonger pleinement dans l’univers musical proposé, comme souvent avec les formations pagan. Quelques passages faisaient appel au violon, malheureusement diffusé via piste, ce qui a un peu freiné l’impact live. J’ai dû partir avant la fin, la tentation de rejoindre Spiritbox était trop forte, et je ne voulais pas rater le début.

Manegarm
Manegarm 5 Hellfest
Manegarm 4 Hellfest
Manegarm 2 Hellfest
Manegarm 1 Hellfest
Manegarm 6 Hellfest

Spiritbox - Mainstage 02

Wow, quelle baffe monumentale ! Je savais que Courtney LaPlante, avec son talent inouï, ne laisserait personne indifférent, mais assister à leur set en live, c’est une toute autre expérience, bien plus puissante et émotionnelle. Dès les premières notes, la tension est montée d’un cran, la voix de Courtney, tantôt aérienne, tantôt violente, était absolument parfaite, en pleine forme et maîtrisée à la perfection.

 

Le groupe a déployé une énergie folle malgré la chaleur écrasante qui pesait sur la Mainstage 02. Leur setlist, taillée clairement pour le live, a su captiver et enflammer le public. On a eu droit à des morceaux phares comme Jaded, avec son intensité quasi hypnotique, Holy Roller qui a fait monter la pression, et bien sûr Circle With Me, véritable hymne pour les fans.

 

Ce live a prouvé que Spiritbox n’est pas seulement un groupe prometteur, mais une force montante incontournable sur la scène metal moderne. Leur capacité à mêler émotion brute et puissance ont fait de cette performance un moment fort du Hellfest 2025.

Spiritbox
Spiritbox 2 Hellfest
Spiritbox 13 Hellfest
Spiritbox 12 Hellfest
Spiritbox 1 Hellfest
Spiritbox 10 Hellfest
Spiritbox 15 Hellfest
Spiritbox 11 Hellfest
Spiritbox 9 Hellfest
Spiritbox 6 Hellfest
Spiritbox 17 Hellfest

Crippled Black Phoenix – Valley

Un set riche et varié qui a navigué avec fluidité à travers plusieurs albums de la discographie des Britanniques. J’attendais ce moment avec impatience, surtout en apprenant qu’ils remplaçaient Masters of Reality, une belle surprise ! Cette formation passée par l’emblématique label Kscope a su illuminer une Valley étonnamment pas si pleine que ça, mais très réceptive.

 

Dès l’entrée en scène, le ton est donné, l’un des guitaristes est arrivé coiffé d’un keffieh et brandissant un drapeau palestinien, affichant clairement l’engagement politique du groupe. Un peu plus tard, il hurlera avec force « Fight Fascism, Free Palestine », rappelant que la musique peut être aussi un puissant vecteur de messages.

 

Belinda, sur scène, a été absolument magistrale. Sa présence, mêlée à ses longues danses fluides, a ajouté une dimension visuelle captivante au concert. À plusieurs moments, j’ai repensé à la prestation mémorable de Julie Christmas sur cette même scène, et je peux affirmer que l’intensité dégagée aujourd’hui était tout aussi puissante.

 

Ma colonne vertébrale a vibré en particulier sur le morceau « Lost », où j’ai dû me contenir pour ne pas perdre le contrôle, tant les paroles résonnent avec l’actualité : « we are lost as humans… ». Un moment précieux…

 

Le final sur « We Forgotten Who We Are » fut un véritable frisson. Ce chef-d’œuvre d’une dizaine de minutes, richement progressif, m’a totalement emporté. Je n’avais qu’une envie, que cela continue…

Crippled Black Phoenix 8 Hellfest
Crippled Black Phoenix 6 Hellfest
Crippled Black Phoenix 4 Hellfest
Crippled Black Phoenix 5 Hellfest
Crippled Black Phoenix 2 Hellfest
Crippled Black Phoenix
Crippled Black Phoenix 1 Hellfest
Crippled Black Phoenix 12 Hellfest
Crippled Black Phoenix 11 Hellfest
Crippled Black Phoenix 10 Hellfest
Crippled Black Phoenix 9 Hellfest
Crippled Black Phoenix 7 Hellfest

Pentagram – Valley

Bobby Liebling, le légendaire frontman, affiche fièrement plus de 70 ans au compteur, mais il tient toujours incroyablement la route sur scène. Le set, cependant, s’est surtout concentré sur des morceaux récents, agrémentés de quelques tubes classiques éparpillés ici et là. Pour ma part, j’avoue avoir eu un peu de mal à suivre, n’étant pas très familier avec le matériel plus récent du groupe.

 

Côté son, la qualité était au rendez-vous, nette et puissante, même si parfois la voix de Bobby semblait un peu en retrait face à la densité instrumentale. Mais il était solidement épaulé par des musiciens d’un excellent niveau, la rythmique était carrée et précise, et les solos de guitare, bien sentis, ont su convaincre par leur maîtrise et leur intensité. Un concert qui a su rappeler la solidité et la longévité d’un groupe culte du Doom Metal, tout en proposant une énergie fraîche, ancrée dans leur évolution récente.

Pentagram 1 Hellfest
Pentagram 2 Hellfest
Pentagram 9 Hellfest
Pentagram 3 Hellfest
Pentagram 10 Hellfest
Pentagram
Pentagram 7 Hellfest
Pentagram 5 Hellfest
Pentagram 6 Hellfest
Pentagram 4 Hellfest

Heilung – Mainstage 02

Alors que j’étais encore douché par la prestation majestueuse de Heilung à Lyon il y a tout juste deux mois, j’attendais avec une grande impatience ce rituel païen nordique au Hellfest. Et je n’ai pas été déçu : ce fut excellentissime.

 

Maria Franz est absolument iconique. Après une courte introduction ritualiste, c’est In Maidjan qui lance véritablement les hostilités, la transe se met en route, et les vocalises de Maria sur la deuxième partie du morceau ont été d’une intensité à couper le souffle. Autre grand moment du set, Anoana, interprété de façon absolument magistrale, avec ce mélange unique de percussions tribales, de chants gutturaux et d’ambiances mystiques qui font toute la puissance scénique de Heilung.

 

Il faut aussi rappeler que Heilung fait partie des formations très engagées dans le projet Savage Lands, présent sur le site via un stand dédié. Une conférence de presse s’est d’ailleurs tenue avec la présence de Maria, j’espère qu’un confrère en proposera un bilan, car j’étais pour ma part pris au même moment par le concert de Freak Kitchen.

 

Revenons au concert où l’ambiance était d’autant plus agréable que la température commençait enfin à redescendre en soirée. J’ai malheureusement dû m’éclipser une petite partie du set pour aller jeter une oreille aux légendes Sex Pistols, mais je suis vite revenu replonger dans l’univers mystique de Heilung. Bref, un concert fascinant, à la fois spirituel, tribal et hypnotique, qui a confirmé leur statut d’expérience live incontournable.

Heilung
Heilung Hellfest 2
Heilung Hellfest 8
Heilung Hellfest 16
Heilung Hellfest 6
Heilung Hellfest 18
Heilung Hellfest 4
Heilung Hellfest 17
Heilung Hellfest 15
Heilung Hellfest 13
Heilung Hellfest 21
Heilung Hellfest 110
Heilung Hellfest 20

Sex Pistols & Frank Carter – Warzone

Quand les Sex Pistols ont été annoncés au Hellfest, j’ai cru à une blague. Les voir programmés sur la Warzone me paraissait tout simplement inespéré, des légendes absolues que je ne pensais jamais croiser un jour sur scène.

Depuis des semaines, je ruminais la même question : soit Heilung, que j’adore, soit les Sex Pistols, parce que c’était peut-être la seule et unique fois de ma vie que j’aurais cette opportunité. Au final, j’ai suivi la voix de la passion et suis resté sur la Mainstage pour Heilung… mais pas sans céder à la tentation de filer un court instant sur la Warzone, histoire de ne pas avoir de regrets.

 

J’ai eu de la chance, je suis arrivé pile pour God Save The Queen ! Ambiance électrique, même si la Warzone était blindée, à tel point qu’il était presque impossible de circuler ou de voir quoi que ce soit correctement. Je ne suis pas resté très longtemps, du coup pas d’Anarchy in the U.K. pour moi, mais aucun regret. Ce que j’ai pu entendre m’a quand même laissé une impression contrastée. Frank Carter semblait super en forme, hargneux et charismatique, tandis que les Sex Pistols donnaient parfois l’impression d’avoir un peu plus de mal à rester carrés et précis dans leur jeu. Malgré tout, j’ai eu le petit frisson de voir ces icônes punk fouler la scène du Hellfest, même furtivement. Et rien que pour ça, ça valait bien mon petit aller-retour !

Sex Pistols Hellfest 2025 Hellfest

Live Report Hellfest Jour 3

Mars Red Sky – Valley

On attaque la journée avec Mars Red Sky, et dès leur arrivée, le ton est donné avec une touche d’humour : « Salut les Vieilles Charrues en Bretagne ! » Une petite pique bien sentie qui a fait sourire la Valley déjà bien présente. Dès les premières minutes je me rends compte que j’avais presque oublié à quel point Julien a une voix si douce et éthérée, contrastant merveilleusement avec les murs de son que le trio envoie (quel son de basse!).


Leur set a été très planant, ponctué de passages lourds et massifs, le tout baigné dans un psychédélisme épais. Côté setlist, rien à jeter car les bordelais ont sélectionnés des titres phares de nombreux albums, j’ai particulièrement pris ma dose de planantes sur les titres « Alien Grounds/Apex III » ou encore le succulent  « Strong Reflection » qui a été ma porte d’entrée dans leur univers en clôture de set. 


Allez pour que tout soit parfait j’aurai adoré un feat. avec Monkey3 étant donné que le projet Monkey on Mars va bientôt paraître avec une collaboration des deux groupes. Ce set est resté une parfaite entrée en matière pour cette journée où les atmosphères et les grandes envolées sonores allaient régner en maîtres.

Mars Red Sky 5 Hellfest
Mars Red Sky 3 Hellfest
Mars Red Sky 1 Hellfest
Mars Red Sky 4 Hellfest
Mars Red Sky 2 Hellfest

Freak Kitchen – Mainstage 01

Direction la Mainstage 01 où la bande à IA Eklundh a livré un set bourré d’humour et d’énergie. Mattias, fidèle à lui-même, a encore évoqué la Cristalline, comme lors de leur précédente tournée il y a quelques mois, un running gag qui fait désormais partie du personnage. Il faut dire que c’est un super showman, toujours prêt à balancer une vanne ou à improviser.

 

Le titre Porno Daddy a sacrément secoué le public, même si la chaleur déjà écrasante avait un peu clairsemé la foule, ce qui laissait pas mal d’espace pour circuler. Mattias s’est même improvisé prof de suédois, notamment avant Sa Kan Det Ga När Inte Haspen Är På, ce qui a bien fait rire la fosse.

 

Ambiance énorme malgré la température, le public était à fond, ça dansait, ça partait en circle pit sur Freak of the Week, et le final a tout emporté avec un Propaganda Pie totalement survolté. Un gros moment de fun sur la Mainstage !

Freak Kitchen
Freak Kitchen 2 Hellfest
Freak Kitchen 1 Hellfest
Freak Kitchen 7 Hellfest
Freak Kitchen 3 Hellfest
Freak Kitchen 5 Hellfest
Freak Kitchen 6 Hellfest

Agriculture - Temple

Alors que j’errais comme un zombie desséché sous la chaleur, j’ai été aimanté par les hurlements qui s’échappaient de la Temple. Impossible de résister, j’ai fini par rentrer et j’ai bien fait : Agriculture a livré un set d’une intensité folle, avec un chant plein de noirceur qui m’a littéralement pris aux tripes. Les regards démoniaques de la frontwoman nous traversaient l’âme.

 

Le groupe propose un mélange très réussi de Black Metal et de Shoegaze, où la violence se mêle à des textures plus éthérées, créant un véritable mur sonore. C’était puissant, immersif, presque hypnotique. La partie du set que j’ai vu est passé à une vitesse folle et je regrette désormais de ne pas avoir prévu mon coup plus tôt. Un groupe que je vais clairement creuser en profondeur à la réécoute.

Agriculture 1 Hellfest
Agriculture
Agriculture

Persefone – Altar

J’attendais les Andorrans avec impatience au Hellfest ! Cela fait des années que je les suis, et j’étais vraiment ravi pour eux qu’ils puissent enfin dévoiler leur Prog Metal ultra-efficace sur une scène comme celle du Hellfest.

 

D’ailleurs, leur venue a attiré pas mal de monde, au point qu’il y avait un petit blocage de circulation entre la Temple et l’Altar. Résultat des courses, j’ai passé un long moment à subir les balances du groupe suivant à côté, ce qui a un peu cassé mon immersion, notamment sur le magnifique morceau “Living Waves” où la voix aérienne de Paul Masvidal plane au-dessus d’un passage plus calme. Au lieu de ça, j’ai eu droit à la grosse double pédale de la Temple en préparation…

 

En dehors de ce désagrément et de la chaleur étouffante sous la tente (les gouttes de sueur coulaient dans mes yeux, c’était infernal !), Persefone a envoyé un set puissant, hyper maîtrisé. À la guitare, attention, c’est pas des peintres, ça joue très très bien ! Les mecs sont venus pour marquer leur territoire, et c’est réussi.

Persefone
Persefone 8 Hellfest
Persefone 9 Hellfest
Persefone 1 Hellfest
Persefone 7 Hellfest
Persefone 2 Hellfest
Persefone 6 Hellfest
Persefone 3 Hellfest
Persefone 4 Hellfest
Persefone 5 Hellfest
Persefone12 Hellfest
Persefone10 Hellfest

Wheel – Altar

La journée Prog continue de plus belle avec la présence de Wheel sur l’Altar. J’ai trouvé leur set assez inégal, avec un début un peu trop molasson à mon goût. Heureusement, la deuxième partie de set a été bien plus convaincante, et a clairement relevé le niveau. Je retiens particulièrement les titres du premier album qui ont cloturé le set, «Vultures» joué brillamment et surtout «Wheel» avec ses percussions abrasives en introduction, super efficace !

 

En dehors de ça, la force hypnotique du groupe fonctionne toujours, grâce à leur chanteur-guitariste hyper charismatique qui capte toute l’attention. Même si ce n’était pas leur meilleure prestation selon moi, Wheel a quand même offert un bon moment aux amateurs de Prog présents sous la tente.

Wheel 6 Hellfest
Wheel 7 Hellfest
Wheel
Wheel 2 Hellfest
Wheel 5 Hellfest
Wheel 3 Hellfest
Wheel 1 Hellfest
Wheel 9 Hellfest

Grima – Temple

Initialement, je n’avais pas prévu d’aller les voir, mais je me suis laissé tenter par leur Black Metal bien plus atmosphérique que ce à quoi je m’attendais. Visiblement j’ai pas été le seul curieux à me rapprocher de la Temple car la tente était comble. Les protagonistes arborent de superbes masques en bois, la scénographie est soignée, et le jeu de lights particulièrement immersif.

 

Côté riffing c’était vraiment pas mal, et finalement assez lumineux dans les compositions. Par moments, le set prend des allures ritualistes et on se sent happé avec eux dans de vieilles traditions sibériennes. D’ailleurs quelques pluies de neiges viennent couvrir la scène par moment, un beau clin d’oeil aux terres gelées du groupe. Une belle découverte que je suis bien content de ne pas avoir ratée bien que j’aurai aimé avoir connu avant pour renforcer mon immersion !

Grima
Grima 7 Hellfest
Grima 2 Hellfest
Grima 5 Hellfest
Grima 3 Hellfest
Grima 4 Hellfest

The Ocean – Altar

Retour vers le magnifique Prog Metal de The Ocean Collective : les Berlinois ont tout envoyé. Dès l’ouverture avec « Cambrian II » ou encore « Permian : The Great Dying », on attaque direct mes morceaux favoris.

 

À noter que Loïc, au chant, avait annoncé peu avant que le Hellfest serait sa dernière date avec The Ocean. C’était donc la dernière occasion de le voir déployer sa belle technique vocale en live. Même topo pour le guitariste David Ahfeldt, qui quitte également la formation.

 

Loïc n’a pas eu froid aux yeux, il est même allé chanter porté par le public. Dans l’ensemble, le set a été très carré et intense. Est-ce que le groupe survivra à ces départs ? On verra bien dans le futur…

The Ocean
The Ocean 3 Hellfest
The Ocean 4 Hellfest
The Ocean 6 Hellfest
The Ocean 7 Hellfest
The Ocean 1 Hellfest
The Ocean 2 Hellfest

SatchVai Band – Mainstage 01

Plongée dans mon adolescence avec 2 guitaristes héros qui m’ont tant marqué. Je ne savais pas à quoi m’attendre, est-ce que ça allait être des compos créées pour le supergroupe ? Allaient-ils jouer des morceaux de leur discographie ? Je dirais que ça a rapidement été la 2e option, après un démarrage sur des titres que je n’ai pas reconnus (compos ou reprises ?) c’est parti sur des morceaux qui me sont plus familiers. Satriani a fait plaisir sur « Surfing With the Alien » ou encore « Satch Boogie ». Sur certains morceaux les deux compères se partagent les solos, c’est une excellente idée.

 

Steve Vai a sorti sa guitare ovni sur « Teeth of the Hydra », un mélange de basse, de 12 cordes, de fretless, etc. Elle fait vraiment effet, et le génie de la gratte a vraiment impressionné avec ce morceau Jazz/Rock Fusion. J’ai adoré la prestation de Vai sur « For the Love of God ».

 

Un show qui a été immense, j’ai passé surprenamment un excellent moment, je serais bien resté jusqu’au bout mais il fallait aller se placer pour Vola.

Satriani & Steve Vai
SatchVai 6 Hellfest
SatchVai 3 Hellfest
SatchVai 13 Hellfest
SatchVai 12 Hellfest
SatchVai 5 Hellfest
SatchVai 2 Hellfest
SatchVai 10 Hellfest
SatchVai 4 Hellfest
SatchVai 8 Hellfest
SatchVai 14 Hellfest

Vola – Altar

La claque du Hellfest ? En tout cas les Danois ont très probablement envoyé le son le plus propre et carré du week-end ! Je savais que le public du Hellfest allait prendre une belle claque sur Vola, et je pense que c’est bien ce qui s’est passé. En plus, on a eu droit à un feat avec Einar de Leprous, venu faire chauffer ses growls sur scène.

 

Le set a été impeccable avec de superbes artworks. Le groupe a été ultra bien reçu par le public. Ambiance lasers dans toute la Altar. Setlist efficace, « Stray the Skies » de l’album Inmaze m’a particulièrement convaincu avec un final sur « Straight Lines »  qui a mis tout le monde d’accord au vu des applaudissements nourris. Globalement on est resté sur les deux derniers opus, sans que cela ne me chafouine car Vola parvient a garder une certaine constance dans leurs créations !

 

J’ai comme à son habitude adoré la gestuelle d’Adam derrière les fûts, il a une façon assez unique de jouer, et d’ailleurs il a fini le concert les mains en sang. Asger toujours impérial derrière le micro avec sa voix de crooner si unique et ses headbangs assassins. Bravo les gars c’était dantesque !

Vola
Vola 7 Hellfest
Vola 6 Hellfest
Vola 5 Hellfest
Vola 3 Hellfest
Vola 4 Hellfest
Vola 1 Hellfest
Vola 2 Hellfest
Vola 9 Hellfest
Vola 10 Hellfest

Leprous – Altar

Einar a plutôt été en forme ce soir, que ce soit sa dynamique sur scène ou sa performance vocale. Il a su capter l’attention du public par son énergie et son charisme, malgré une setlist un peu conservatrice. Côté setlist, j’ai effectivement ressenti une certaine retenue, pas vraiment de prises de risque, et surtout un abandon depuis déjà quelques années des morceaux de leurs débuts. C’est un vrai regret car c’est vraiment sur Tall Poppy Syndrome et Bilateral que le son de Leprous m’a toujours touché en profondeur.

 

Ce soir, c’est le dernier album qui a eu la primeur, avec une dominance de titres récents. Néanmoins, on a quand même eu droit à quelques morceaux sympas comme « Slave », « The Price » ou encore « From The Flame », qui a reçu un tonnerre d’applaudissements mérité. Le jeu des lights manquait un peu de lisibilité, ce qui a un peu gâché l’immersion dans le set, surtout sous la tente Altar de nuit plutôt bien adaptée à de belles lumières. Malgré cela, la prestation est restée solide, avec une belle maîtrise musicale et une présence scénique convaincante. Au final, un concert plaisant mais un peu en demi-teinte pour les fans de la première heure comme moi, qui attendent un retour aux racines plus marquées du groupe.

Leprous 7 Hellfest
Leprous 6 Hellfest
Leprous 4 Hellfest
Leprous 2 Hellfest
Leprous 1 Hellfest
Leprous 10 Hellfest
Leprous 8 Hellfest

Dream Theater - Mainstage 02

J’ai voulu profiter du concert entier de Leprous, donc pas de photos pendant le slot de Dream Theater. Cependant, première surprise et pas des moindres, j’ai trouvé la voix de James plus que correcte, ce qui m’a agréablement surpris.

Le beau barbu Petrucci a, comme toujours, été chirurgical derrière la gratte, livrant des riffs précis et puissants et des solos dont il a le secret. Le retour de Mike Portnoy dans la formation américaine fait vraiment plaisir à voir, il apporte une énergie supplémentaire à la batterie mais surtout une identité qui avait manqué je trouve, ça reste un membre iconique de la formation.

 

Le set était carré, avec un enchaînement efficace de deux titres issus de Metropolis Pt.2 qui a bien fonctionné je trouve. J’étais un peu loin de la scène et claqué, je n’ai pas tenu tout le concert et ai donc certainement loupé les meilleurs titres, mais l’ensemble était solide et bien maîtrisé.

Live Report Hellfest Jour 4

Faetooth – Valley

Une journée plus chill avec plus d’opportunités de découvertes, ayant moins de groupes cochés dans mon running order. Démarrage sous un soleil déjà costaud qui n’a pas dû déranger nos protagonistes venus de Californie sur scène. Faetooth a envoyé quelque chose d’assez puissant, les basses fuzzy et lourdes ont fait vibrer la Valley.

 

L’alternance de chant clair et scream démoniaque a donné un bel effet. La bassiste-chanteuse Jenna crache clairement ses tripes, j’ai presque mal avec elle, et sa voix me rappelle un peu Sylvaine. Quand la bassiste et la guitariste se mettent à hurler leur désespoir  en coeur sur scène, ça fait presque peur, une superbe découverte pour un Doom Metal original et rafraîchissant qui lorgne par moment sur l’expérimental ! Une jeune formation à suivre et surtout une découverte totale vu que je ne connaissais pas une bride de leur univers. 

Faetooth
Faetooth 7 Hellfest
Faetooth 3 Hellfest
Faetooth 10 Hellfest
Faetooth 5 Hellfest
Faetooth 4 Hellfest
Faetooth 1 Hellfest
Faetooth 2 Hellfest
Faetooth 8 Hellfest
Faetooth 6 Hellfest

Aluk Todolo – Temple

Un trio instrumental très expérimental qui offre une expérience assez unique et immersive. Le batteur, placé au centre, semble presque possédé, emmenant le rythme avec une intensité digne d’un voyage sous trip.

Sur scène, l’ambiance est minimaliste, une simple ampoule éclaire faiblement, tandis que des nuages de fumée enveloppent les musiciens, créant un décor à la fois mystérieux et envoûtant. Les zikos derrières leurs instrus à cordes tissent des sonorités complexes, oscillant entre psychédélique et metal extrême, avec des textures parfois bruitistes, parfois atmosphériques.

 

Leur musique navigue dans des paysages sonores tortueux, difficile à classifier mais loin d’être inintéressant. Ce set a été une véritable plongée dans un univers étrange et hors normes, on est loin des codes traditionnels. Une découverte assez chelou mais je me suis laissé bercer par leurs univers et j’ai réussi à en sortir indemne. 

Aluk Todolo 9 Hellfest
Aluk Todolo 8 Hellfest
Aluk Todolo 5 Hellfest
Aluk Todolo 6 Hellfest
Aluk Todolo 7 Hellfest
Aluk Todolo 4 Hellfest
Aluk Tudolo
Aluk Todolo 3 Hellfest
Aluk Todolo 2 Hellfest
Aluk Todolo 1 Hellfest

Signs of the Swarm – Altar

Je ne savais pas trop quoi faire alors je me dirigeais vers la Mainstage où passait Poppy, quand mon pote Ben qui passait par là m’interpelle en me disant « Attention, Signs of the Swarm ça envoie ! » Par curiosité, je me suis laissé tenter et je peux confirmer que ça a effectivement bien envoyé. Du Deathcore total, tranchant et efficace, avec un public en feu, ultra motivé.

 

Sur scène, le groupe a déployé une énergie impressionnante, avec des riffs massifs et une batterie qui martelait sans relâche. Le chant guttural et agressif a parfaitement rythmé ce set puissant, qui n’a laissé aucun répit au public présent. Le public, bien que dense, était très réactif, répondant aux appels du groupe avec des circle pits bien organisés. L’ambiance était violente, la fosse véritablement en transe. Peut être le concert sous tente qui a le plus bougé du week-end !

Signs of the Swarm 9 Hellfest
Signs of the Swarm 3 Hellfest
Signs of the Swarm 4 Hellfest
Signs of the Swarm 1 Hellfest
Signs of the Swarm 10 Hellfest
Signs of the Swarm 7 Hellfest
Signs of the Swarm 8 Hellfest
Signs of the Swarm 6 Hellfest

Messa - Valley

J’attendais avec impatience la venue des Italiens de Messa et leur Doom somptueux. Que dire, j’ai littéralement avalé le set d’une traite, c’était trop bon. Nos voisins transalpins ont joué pas mal de titres de leur excellent dernier album The Spin et Sara a diffusé sa voix incroyable sur le public venu en masse. Elle possède un timbre unique, à la fois doux et puissant, qui te file des frissons dès qu’elle pousse un peu. Sa prestance, et sa belle gueule aussi, attire immanquablement le regard vers le centre de la scène. On sent qu’elle vit chaque note, elle ferme les yeux, elle est complètement plongée dans son univers mystique.

 

Le guitariste Alberto n’a pas été en reste, son jeu tantôt jazzy, tantôt bluesy, est tout bonnement excellent et varié. Le gars envoie des solos riches et pleins de feeling, ou encore des riffs au bottleneck qui ajoutent une dimension supplémentaire aux morceaux joués. À certains moments, il te sort un son quasi psychédélique, à d’autres, des riffs lourds qui te plaquent au sol.

 

Messa a littéralement porté la Valley dans sa main. Il y avait une belle connexion je trouve entre le public et la scène. Et moi, j’ai mis un long moment avant de reprendre mes esprits. Clairement, une de mes plus grosses claques du week-end. Impossible de ne pas ressortir marqué après une telle performance.

Messa 12 Hellfest
Messa 4 Hellfest
Messa 5 Hellfest
Messa 2 Hellfest
Messa 9 Hellfest
Messa 3 Hellfest
Messa 7 Hellfest
Messa 1 Hellfest
Messa 10 Hellfest
Messa 13 Hellfest

Kylesa – Valley

Étonnamment, j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans au début, et j’ai passé une bonne partie du set à regarder de loin. Pourtant, la Valley était bien pleine, preuve que beaucoup attendaient ce retour avec impatience après la longue pause du groupe.

 

Ce à quoi j’ai assisté était forcément impeccable. Kylesa, ça reste ce mélange unique de Sludge, de passages Psyché, et de grooves bien lourds. Le son de gratte était bien grassouillet, bien crade comme il faut, avec ce grain hyper typique. Laura Pleasants assure toujours autant au chant, avec son timbre mi-posé, mi-crié, qui plane au-dessus du son poisseux des américains. Ça fait plaisir de revoir Kylesa sur scène, et j’espère les recroiser dans de meilleures dispositions la prochaine fois.

Kylesa
Kylesa 7 Hellfest
Kylesa 4 Hellfest
Kylesa 8 Hellfest
Kylesa 5 Hellfest
Kylesa 3 Hellfest
Kylesa 1 Hellfest
Kylesa 10 Hellfest
Kylesa 9 Hellfest

Unleashed – Altar

Public plutôt parsemé sous la Altar, et moyenne d’âge clairement en hausse ce coup-ci, ça sentait bon les vieux routiers venus se prendre leur dose de Death Old School.

 

Je pensais ne les avoir jamais vus, et pourtant j’ai eu un gros flash dès leur arrivée sur scène, un vrai retour en arrière qui m’a propulsé direct à la soirée Masters of Death à la Locomotive en 2006 à Paris. Comme quoi, la mémoire est planquée dans un riff parfois. Les Suédois ont mis le paquet. Le set dégageait cette vibe old school hyper authentique, avec ce son massif mais pas surproduit, et surtout cette science du riffing qui se perd chez pas mal de formations plus récentes. Johnny Hedlund, fidèle au poste, envoie toujours ses lignes de basse plombées et ses vocaux rugueux comme au premier jour.

 

Même sans maîtriser toute leur discographie, j’ai pris un vrai plaisir à les réécouter. Ça tabassait sec, c’était direct, sans fioritures, et ça a remis un sacré coup de nostalgie dans le crâne. Un bon moment pour les amateurs de Death Metal pur jus.

Unleashed 4 Hellfest
Unleashed 2 Hellfest
Unleashed 3 Hellfest
Unleashed 1 Hellfest

Walls of Jericho – Warzone

À la base, je suis pas franchement adepte du Hardcore, mais j’avais découvert WOJ au Sylak et j’avais bien accroché. Du coup, alors qu’on arrive déjà vers la fin du fest, je me motive à me jeter plus de 5 minutes à la Warzone… et bordel j’ai bien fait !

 

Dès que t’arrives, t’es accueilli par des têtes Peavey 6505 sur scène, ça annonce direct que le son de gratte va frapper sévère. Et dès le premier morceau, c’est une baffe monumentale dans la tronche. Quelle énergie ! Candace est juste incroyable, ultra charismatique, affûtée comme jamais, elle harangue la foule et bouge l’audience comme pas possible. Elle dégage une puissance de dingue et une présence scénique hallucinante, à la fois brute et hyper inspirante.

 

 

Bravo au pit qui a littéralement explosé. Après quatre jours de fest, on pourrait croire que les corps seraient cramés et que ça jouerait plus tranquille… mais non ! Visiblement, avec Walls of Jericho, c’est une deuxième jeunesse pour tous les coreux de la Warzone. Une vraie déferlante d’énergie et un set absolument jouissif.

Walls of Jericho 5 Hellfest
Walls of Jericho 6 Hellfest
Walls of Jericho 9 Hellfest
Walls of Jericho 4 Hellfest
Walls of Jericho 7 Hellfest
Walls of Jericho 3 Hellfest
Walls of Jericho 1 Hellfest
Walls of Jericho 2 Hellfest
Walls of Jericho
Walls of Jericho 12 Hellfest
Walls of Jericho 13 Hellfest
Walls of Jericho 11 Hellfest
Walls of Jericho 10 Hellfest
Walls of Jericho

Knocked Loose – Warzone

Alors que j’entendais Jerry Cantrell balancer des reprises d’Alice in Chains à la Valley, mon poto du sud, Julien, m’a dit : « Va voir Knocked Loose, ça va être la bagarre ». Pas déçu !

 

Le son de Knocked Loose, c’est loin d’être du simple Hardcore de bas étage. J’y ai trouvé pas mal d’influences Neo Metal, et même un petit côté Djent par moments. C’est brutal, mais avec un groove hyper accrocheur. Et sérieux… le son de caisse claire est complètement fou, hyper claquant, il te gifle à chaque frappe. Le frontman crache des gueulantes à répétitions sans gènes, ce qui peut étonner car de l’extérieur on dirait un beau gosse bien rangé, mais sur scène c’est pas la même, un gars plein d’énergie.

 

Vers le milieu du set, petite surprise, avec une partie tribale où le batteur est rejoint par deux acolytes qui viennent marteler des toms sur scène. Avec le son lourd et épais de la gratte derrière, ça faisait des jolis « boom boom » bien puissants, presque hypnotiques. Le public était chaud bouillant, plusieurs circles pits, ça a jumpé non stop, j’ai même vu un gars en fauteuil roulant faire son slam. Et sur le final, un Wall of Death des familles s’est déclenché, magnifique ! Une presta très solide, et clairement un moment où la Warzone a vibré fort fort fort sur cette fin de fest.

 

Knocked Loose 7 Hellfest
Knocked Loose 6 Hellfest
Knocked Loose 3 Hellfest
Knocked Loose
Knocked Loose 4 Hellfest
Knocked Loose 1 Hellfest
Knocked Loose 2 Hellfest
Knocked Loose 10 Hellfest
Knocked Loose 5 Hellfest
Knocked Loose 12 Hellfest
Knocked Loose 9 Hellfest
Knocked Loose 8 Hellfest

Hellfest 2025 : Canicule, riffs, et feu d’artifice pour une édition toujours plus éclectique

Voilà, on clôture cette édition 2025 sur un triple feu d’artifice qui fait office de clap de fin et annonce déjà le thème de l’édition 2026 : « Tales from the Pit », ce qui promet encore son lot de riffs et de sueur !

 

Une édition réussie malgré la canicule. Le Hellfest a encore prouvé qu’il savait gérer ce genre de conditions extrêmes : points d’eau, zones de rafraîchissement, tout est pensé pour le confort et la sécurité des festivaliers. Gros bravo aussi aux équipes de sécurité, toujours au taquet et souriants. Mention spéciale pour la Hellcare que j’ai vu en action cette année, ils sont hyper pros et rassurants, présents partout sur le site, j’en ai vu distribuer de la crème solaire ou aller filer un coup de main à des petits bobos ou débuts d’insolation, ça fait plaisir de savoir qu’ils veillent au grain.

 

Côté affiche, c’est comme d’habitude varié, il y en a pour tous les goûts et j’apprécie particulièrement cette chance de pouvoir découvrir des groupes qui n’ont pas encore passé sous mon radar. Toutefois j’aurais bien aimé voir Between the Buried and Me, Mastodon, Blood Incantation ou encore Psychonaut, qu’on retrouve sur d’autres festoches. Comme chaque année, beaucoup de clashs horaires entre groupes, mais c’est le jeu et même les plus grands festivals n’y échappent pas. Bon point de cette édition, la présence massive de formations féminines. Impossible que ça passe inaperçu, et franchement c’est top. Passionné de longue date par de nombreux projets féminins, je trouve encore hallucinant leur manque d’exposition, donc voir ce renouveau au Hellfest, c’est un vrai bon point. Un doux rêve : un The Gathering avec Anneke Van Giersbergen au Hellfest ? Ou encore les Oceans of Slumber, Iamthemorning, les projets de Laure Le Prunenec, il y a tant de possibilités…

 

Bémol de l’affiche 2025, j’ai trouvé qu’elle manquait de Thrash, car à part Exodus je n’ai pas vu grand chose qui m’attrait. Ce n’était clairement pas l’édition pour les mordus de ce son old school. Et la journée Prog (avec Leprous, Vola, etc.) a été un véritable marathon, je comprends qu’il faille tout concentrer sur une journée pour les fans qui ne prennent qu’un pass 1 jour, mais c’est un rythme épuisant, sans vraiment le temps de digérer chaque show avant d’enchaîner sur le suivant.

 

La venue de Muse a évidemment fait couler beaucoup d’encre. Oui, ils ne sont pas estampillés Metal, et je comprends que certains festivaliers aient l’impression de se faire « déposséder » de leur fest extrême. Pour ma part, j’ai vu la fin de leur set avant Heilung, et même si c’était une bataille pas toujours cool pour approcher du pit photo car le public semblait particulièrement protecteur de leur position lors de ce set, je dois dire que ça jouait bien Rock et que leur présence ne m’a pas choqué. Le public était massif et m’a semblé ravi, preuve que le pari Muse a sans doute été réussi.

 

Au rang des nouveautés, la nouvelle entrée du festival est très réussie, bien décorée, et plus confortable avec une sensation d’espace agrandit. La Gardienne des Ténèbres qui nous a accueilli à l’entrée le premier jour reste une pièce maîtresse au Hell City, elle crache désormais de l’eau par la bouche et la queue, bien pratique pour se rafraîchir ! L’ancien Louxor est devenu un resto sur le site, j’y ai fait un petit tour sur la terrasse, super agréable pour souffler un peu loin de la foule et profiter de l’ombre. L’endroit est quali et et super confort, une sorte de zone VIP+ !

 

Mention spéciale aussi à la nouvelle scène Purple House près du camping, avec sa cage où les zikos jouent enfermés : concerts tout le week-end, jeux d’arcade, divertissements… Un ajout très cool à l’expérience Hellfest ! Son emplacement dans le Metal Corner en fait quand même une scène « un peu loin » du reste, et donc en heures de pointe j’étais plutôt hésitant à y faire un tour.

 

Dans le public, j’ai trouvé moins de gens déguisés qu’à l’accoutumée, plus de sobriété. On peut effectivement penser à un renouvellement du public vers quelque chose de plus casual dans l’ensemble. Est-ce un problème ? Pas forcément à mes yeux. Si les Mainstage se diversifient vers un public plus généraliste (et encore ça dépend vraiment des groupes en présence), tant que les plus petites scènes gardent leur identité, ça me va très bien. La Valley cette année était particulièrement alléchante niveau programmation et j’y ai donc passé beaucoup de temps. Le fait d’y voir souvent les même têtes renforce probablement cette sensation de communauté avec une ambiance qui reste parfaitement bon enfant.

 

Pour finir, voici mon Top 5 de l’édition 2025, sans ordre particulier, parce qu’ils m’ont tous marqué à leur manière :

  • Messa : toujours aussi mystiques et ensorcelants, entre doom occulte et envolées vocales impressionnantes. Leur atmosphère sur scène est hypnotique, impossible de décrocher.

  • Vola : la claque prog de cette année. Puissants, modernes, et bourrés de mélodies catchy. Leur live est d’une précision redoutable.

  • Monkey3 : voyage psychédélique garanti. Leur set instrumental reste un des meilleurs trips sonores du fest, avec des crescendos monumentaux.

  • Castle Rat : la découverte théâtrale du fest. Une esthétique rétro-fantasy ultra marquée, des riffs solides et un show qui sort de l’ordinaire.

  • Crippled Black Phoenix : toujours aussi uniques, entre post-rock, atmosphères mélancoliques et envolées cinématiques. Un grand moment d’émotion live.

Bref, encore une fois, le Hellfest a tenu ses promesses pour offrir à tout metalhead de quoi faire chauffer ses cervicales. Des moments magnifiques que j’ai passé avec les Graous sur le camping, des rencontres de fous, des partages avec mes copains lyonnais, etc. Cette édition a aussi été riche en découvertes, et c’est toujours ce que j’adore dans ce festival hors normes, se balader et tendre une oreille par-ci par-là, pour tomber sur la perle qu’on n’avait pas vu venir ! Quelques clichés pris ici et là pendant le week-end en espérant se retrouver à nouveau pour l’édition 2026 ! Long live Hellfest !

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War Zone Hellfest
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Hellfest - Aftermovie

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Originaire des Pyrénées, je traine mes pattes dans la scène Rock depuis plus de 20 ans. Je couvre les concerts avec mon vieux réflex d’une main et mon stylo de l’autre, toujours prêt à partager mon opinion. Que ce soit sur scène ou en festival, je balance mes chroniques et live reports capturant l’essence de ma propre expérience.

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23/01/2026

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