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[Chronique] Castle Rat – The Bestiary

Djam - Progressive Metalhead par Djam - Progressive Metalhead
26/09/2025
dans Chronique
Temp de lecture: 4 minutes
[Live Report] Rituale Lugdunum Fest V – 27/09/25 @Jack Jack, Bron
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Je me souviens comme si c’était hier de ma première rencontre avec Castle Rat au Hellfest à la Valley. L’énergie qui se dégageait de la scène m’a frappé de plein fouet avec des riffs massifs, basse grondante et des drums bien enveloppantes, le tout porté par la présence théâtrale de Riley Pinkerton, alias la Rat Queen. Dans la fosse c’était électrique, tout le monde était vraiment surpris par ce mélange de Doom, de Stoner et de fantasy médiévale. Le show était un condensé d’épopée guerrière et de magie, un live où l’on se prend à croire que nous sommes de simples adorateurs devant sa Rat Queen. J’ai rapidement compris pourquoi la hype autour de ce groupe était si dingue, ils sont juste excellents. Depuis ce moment, je guettais la sortie de leur deuxième album, The Bestiary, et cela confirme que la magie est toujours là.


Derrière ce titre énigmatique se cache une véritable encyclopédie des créatures fantastiques qui peuplent l’univers de Castle Rat. Riley et ses acolytes, le flamboyant Franco Vittore à la gratte, le Plague Doctor à la 4 cordes, et le Druid derrière les fûts, ont conçu cet opus comme un voyage immersif dans un royaume peuplé de sorciers, de dragons et de rats magiques. Petite anecdote qui en dit long sur leur inspiration : l’album aurait été influencé par un vieux livre offert à Riley par un mystérieux sorcier. Chaque morceau devient ainsi un sortilège sonore, un combat ou une légende à vivre, et on se sent pris dans une partie de Donjons & Dragons grandeur nature.


Musicalement, The Bestiary est un concentré de Doom et de Stoner inspiré par les classiques des années 70, mais avec une approche moderne et survoltée. Riley impose sa voix de reine de guerre et de sirène envoûtante, tandis que Franco et la section rythmique tissent un mur sonore dense et hypnotique. L’album n’est jamais monotone, alternant morceaux puissants et passages plus atmosphériques, mais toujours avec une identité forte et reconnaissable.

On démarre avec Phoenix I qui ouvre l’album comme une porte sur le royaume fantastique, tension rampante, guitares psyché et basses lourdes. Ce morceau installe le décor et te prépare à une immersion totale, annonçant les tempêtes qui suivent. Wolf I frappe dès les premières notes, riffs massifs, des drums heavy et une Riley qui impose ses lignes vocales, tour à tour guerrières et hypnotiques. Le morceau te colle une énergie presque hypnotique, immédiat et accrocheur, probablement parfait pour le live.

 

 

Wizard enchaîne avec des riffs bluesy saturés et des breaks inattendus, presque jazz. Le solo de gratte  brûle et vient renforcer le côté théâtral, tout en gardant cette dimension fun et déjantée typique de Castle Rat. J’adore le jeu de ride du batteur en fin de titre, j’attends ce moment systématiquement à la réécoute, j’sais pas ça surprend et marche étonnant bien sur moi. Un excellent titre, voire le meilleur de l’album, qui bénéficie d’ailleurs un clip vidéo assez classe. Siren mise sur la tension et le mystère. Les voix de Riley se mêlent aux grattes et à la basse pour un effet ensorcelant, une démonstration de leur capacité à ralentir le rythme et captiver l’auditeur avant de repartir en furie.

 

 

Crystal Cave apporte une respiration cinématique. Les grattes acoustiques tissent des nappes, les claviers apportent un peu de brume et de sonorités aériennes tandis que les drums construisent un crescendo dramatique. Ce morceau montre que Castle Rat sait varier les ambiances tout en gardant sa signature sonore. Le titre garde un aspect assez épique et conquérant, voire même victorieux avec l’apport des cordes symphoniques. Dragon alterne passages lourds et soli épiques, avec un côté Stoner Prog un peu à la Baroness. Le jeu de drums est assez plaisant à écouter et l’ensemble du titre passe bien.

 

 

Unicorn et Serpent plongent dans le folklore du Bestiaire. Les guitares Doomy et les solos flamboyants servent les histoires des créatures. Ces morceaux aident la narration musicale, et ça joue pas mal dans l’immersion de l’album, dans son appréciation comme œuvre globale et pas seulement musicale en tout cas. Summoning Spell avec ses atmosphères mystiques, occultes et orchestrales fait voyager dans des ambiances épiques et prolongent la théâtralité de l’album jusqu’au bout. Phoenix II clôture l’album comme il l’a démarré avec le même thème, la gratte lead cette fois-ci remplacée par un gratte acoustique et un Minimoog (ou autre clavier 70’s)

La production massive de l’album toutefois écrase parfois les instrus et cette densité sonore fait que certains passages peuvent manquer de respiration, The Bestiary reste un album quand même bien enthousiasmant, démontrant la passion et la créativité de Castle Rat. Leur univers fantasy bien retranscrit en fait un album immersif qui confirme que leur hype est méritée dans la scène actuelle. Le groupe réussit à moderniser le Doom et le Heavy Metal Fantastique tout en respectant ses influences rétro, avec des morceaux puissants et accrocheurs qui fonctionnent aussi bien en studio qu’en live.

 

 

Et la meilleure nouvelle, c’est que le groupe revient en France avec trois dates prévues, et je peux déjà dire que je me prépare à fêter Halloween avec eux à Lyon le 31 octobre !

Live Report Castle Rat à Lyon le 31/10
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Djamel Profil
Djam - Progressive Metalhead

Originaire des Pyrénées, je traine mes pattes dans la scène Rock depuis plus de 20 ans. Je couvre les concerts avec mon vieux réflex d’une main et mon stylo de l’autre, toujours prêt à partager mon opinion. Que ce soit sur scène ou en festival, je balance mes chroniques et live reports capturant l’essence de ma propre expérience.

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