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[Chronique] Faetooth – Labyrinthine

Djam - Progressive Metalhead par Djam - Progressive Metalhead
25/09/2025
dans Chronique
Temp de lecture: 4 minutes
[Live Report] Rituale Lugdunum Fest V – 27/09/25 @Jack Jack, Bron
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J’ai encore en tête ce moment précis au Hellfest, quand Faetooth est monté sur scène et que ma curiosité a vite changé en fascination. Il y avait un petit frisson et un mélange d’effet wow. C’est en partie ce que Labyrinthine restitue sur toute sa longueur, une immersion totale dans un univers sombre, torturé, où le poids du Doom rencontre la légèreté presque surnaturelle d’un Shoegaze spectral. Le trio de Los Angeles composé de Ari May, Jenna Garcia et Rah Kanan a affiné son concept de fairy doom jusqu’à le rendre tangible, palpable, presque organique.

L’ouverture avec Iron Gate est une leçon de dosage. Le morceau démarre lentement, presque comme un souffle Post Rock. Les riffs sont lourds, mais jamais écrasants, avec ce côté Sludge qui pulse en arrière-plan. Les voix aériennes s’y déposent avec une élégance naturelle, je me suis senti enveloppé dans un halo presque hypnotique à l’écoute. Mon premier ressenti est que la production est admirable, chaque élément me semble bien placé, c’est bien lourd et pourtant on parvient à ne pas perdre de clarté. Bref, un début qui installe l’univers, et qui te prévient déjà : tu n’es pas là pour du Doom classique, mais pour une expérience sensorielle.

Death of Day enchaîne avec un peu plus de force. Les riffs sont plus sombres et granuleux, presque grungy sur les couplets, les instrus à cordes s’allient à une rythmique claire et pas trop dense, et le chant ajoute cette touche éthérée qui devient la signature du groupe. Je sens l’obsession de Faetooth pour le contraste, entre lourdeur et légèreté, mélancolie et rage, j’y retrouve exactement la même patte que leur prestation live. L’atmosphère est travaillée avec un gros poids émotionnel, et c’est cette capacité à créer un monde qui sent la détresse qui marque l’album dès le départ.

Avec It Washes Over, le groupe explore des textures plus classiques mais réussies. La mélodie se déploie doucement avant que les instrus ne viennent te replaquer dans du Doom. Puis vient Hole, et là, si l’on met de côté les screams, le morceau m’évoque immédiatement Chelsea Wolfe, on sent la tension et quelque chose de viscéral, mais avec un déchaînement qui te lacère et te torture, pas vraiment joyeux quoi. Pour moi ce morceau est une étape importante de l’album de par sa force émotionnelle.

White Noise reste, un moment de frisson absolu. A l’écoute ma mémoire m’a littéralement replongé à la Valley, car oui le track a été joué au Hellfest et je m’en rappelle étonnement bien ! La basse et la gratte t’aspirent vers le bas, y’a un aspect simple et efficace dans le riffing qui fait fonctionner le morceau dès la première seconde. Durant l’évolution du morceau, entre passages calmes et plus vénères, la tension est parfaitement maîtrisé, un titre qui m’évoque autant la brutalité que l’élégance.

Eviscerate et October offrent des moments plus mélodieux, mais pas plus joyeux pour autant. Eviscerate joue sur les contrastes entre voix posés et hurlements, October va mettre en avant un travail de gratte lead qui perce à travers la brume doomeuse du titre. Mater Dolorosa continue dans un registre à peu près similaire ce qui fait de ce trio de morceau un passage un peu moins convaincant de l’album.

 

Quand l’album arrive sur sa fin c’est Meet Your Maker qui a pour rôle de cloturer, et c’est une ascension lente et planante de huit minutes bien Doom avec une belle progression qui rend le tout plutôt aérien. C’est une belle conclusion après une première moitié de l’album m’a bien pris, et ce final donne ce sentiment de satisfaction, comme si le voyage se terminait exactement là où il le devait. Les textures Shoegaze, les montées Doom et les nuances Atmo se répondent pour une dernière catharsis.

Si l’on devait chercher des défauts, on pourrait parler de l’homogénéité générale de l’album. Ici Faetooth ne se perd jamais, mais cela implique aussi que certains morceaux suivent un schéma très similaire. Pour autant, cette constance sert vraiment l’immersion. Labyrinthine ne se disperse pas, il construit son monde et s’écoute d’une traite, en entier. La production est parfaitement à mon goût, chaque instrument a sa place et les voix s’élèvent dans l’espace avec ce mélange de cruauté et de douceur qui définit leur Fairy Doom. Un album qui m’a donc plutôt convaincu avec une durée de pas loin d’1h ! Le trio féminin californien a pondu une excellente 2e galette et nul doute qu’ils vont désormais faire parti de mes immanquables à venir.

La note de la rédaction
La note des lecteurs
[Total: 2 Moyenne: 4.5]
Djamel Profil
Djam - Progressive Metalhead

Originaire des Pyrénées, je traine mes pattes dans la scène Rock depuis plus de 20 ans. Je couvre les concerts avec mon vieux réflex d’une main et mon stylo de l’autre, toujours prêt à partager mon opinion. Que ce soit sur scène ou en festival, je balance mes chroniques et live reports capturant l’essence de ma propre expérience.

Tags: Doom MetalFaetoothShoegaze
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