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[Live Report] Steven Wilson – 28/05/2025 @Amphithéâtre 3000, Lyon

Djam - Progressive Metalhead par Djam - Progressive Metalhead
01/06/2025
dans Live Reports
Temp de lecture: 7 minutes
[Live Report] Steven Wilson – 28/05/2025 @Amphithéâtre 3000, Lyon
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Le roi d’Angleterre est de retour. Il y a des soirs où les planètes s’alignent et où l’on décolle sans quitter son siège, où l’espace devient son, le son devient image. Le concert de Steven Wilson à Lyon, dans l’écrin feutré de l’Amphithéâtre 3000, faisait partie de ceux-là.

 

La tournée « The Overview » marque le retour d’un Steven Wilson en terrain cosmique. Après l’expérimental The Harmony Codex, parfois plus cérébral qu’émotionnel, The Overview nous ramène dans l’orbite du Rock Progressif, avec cette forme d’ambition totale qu’on croyait réservée aux vinyles des années 70. Un album pensé en deux faces, entre odyssée spatiale et introspection sonore, qui trouve sur scène son véritable aboutissement.

Première partie:

Dès les premières secondes de “Objects Outlive Us”, on comprend que ce soir ne sera pas un simple show. Sur scène, Adam Holzman, fidèle acolyte et génie des claviers, tire de ses machines des sons analogiques à tomber, textures cosmiques dignes d’un Vangelis sous acide. Steven Wilson, pieds nus comme toujours, apparaît dans une lumière froide encore tamisée, quasi irréelle. Il déploie sa typique voix tout en soutenant celle-ci avec son clavier.

 

Ce premier set, d’environ 45 minutes, plonge pleinement dans l’esthétique Krautrock et space rock, évoquant parfois les fulgurances planantes du Floyd période A Saucerful of Secrets. Les textures répétitives et les pulsations envoûtantes rappellent aussi les débuts solo de Wilson, notamment l’esprit de “The Sky Moves Sideways”, omniprésent ici. On est littéralement propulsé dans l’espace, porté par des nappes analogiques qui s’étirent à l’infini, avec des ruptures subtiles et des constructions qui prennent le temps de respirer.

Steven Wilson Live Report Lyon

“The Overview”, le morceau-titre, est un véritable film en son. Une succession de tableaux planants et d’envolées prog. Randy McStine illumine la scène avec un solo trempé dans le sustain, tandis que Nick Beggs, impeccable, s’amuse avec la rythmique et les effets de style. Par ailleurs, la présence sonore de la basse est remarquable, avec le kick on peut dire que ça remue bien. On sent la maîtrise du musicien, c’est fluide même s’il est un peu planqué sur la scène, rarement sous le feu des lumières.

 

Visuellement, c’est un régal. Chaque section a son univers. L’écran géant diffuse des séquences hypnotiques, espace, personnages étranges, mondes angoissants… La direction artistique est sublime, on est pris dans un voyage, un vrai. Pas juste un show, une immersion.

 

Steven Wilson Live Report Lyon

Le son est d’une précision chirurgicale. À plusieurs reprises, des effets ou des claps retentissent depuis des enceintes placées en fond de salle, clin d’œil évident à l’obsession de Wilson pour la spatialisation sonore. Tout est mixé à la perfection, c’est de l’orfèvrerie.

 

Après cette première session sidérale, 20 minutes d’entracte. On revient sur Terre un instant, juste le temps de respirer. Puis la lumière se tamise à nouveau. L’acte 2 démarre, d’abord seulement avec Steven et Adam qui nous font voyager avec The Harmony Codex, puis la troupe au complet vient partager la scène.

 

Deuxième partie:

Ce 2e set est beaucoup plus éclectique et survole la carrière de Steven, on a eu droit à King Ghost, puis un Luminol d’une intensité rare, le public semble s’emballer sur ce morceau où je vois les têtes qui commencent à bouger. Ce morceau a toujours été un monstre sur scène, et ce soir ne fait pas exception. Le public, sagement assis dans ce grand amphithéâtre, est resté un peu figé. Mais Wilson le sent, et il le provoque gentiment, “Faites attention à ne pas devenir le public le plus calme de la tournée.”
La salle rit, et se détend. L’atmosphère s’ouvre.

Steven Wilson Live Report Lyon

Dislocated Day nous ramène dans l’univers de Porcupine Tree. Steven évoque ses débuts, quand Porcupine Tree… c’était lui, seul, avec un magnétophone. Un moment humble, sincère, qui contraste avec l’ampleur du son aujourd’hui. Puis viennent Pariah, Impossible Tightrope, Harmony Korine, Vermillioncore avec ses lignes de basse absolument dingues et ce final qui flirte avec le Metal Prog, le tout dans une fluidité incroyable. Le set est long, intense, mais jamais pesant.

 

Wilson plaisante sur les morceaux qui durent plus de 20 minutes, évidemment que les Proggueux comme moi sont coutumiers du fait, il demande à la salle s’il y a des invités, des gens pas habitués en gros, et c’est là qu’il leur dédie un des rares morceaux courts de la soirée, plus ou moins 4 minutes.

Steven Wilson Live Report Lyon

À plusieurs reprises, Steven en milieu de scène navigue comme un maestro, dirige ses musiciens avec complicité. Il en profite pour remercier chacun d’eux, ajoutant avec une humilité toute britannique qu’il est “beaucoup moins bon qu’eux”.

 

Craig Blundell a été époustouflant ce soir, frappe chirurgicale, présence millimétrée. Depuis ma vue en plongée, j’ai passé de longues minutes à l’observer, fasciné par la précision de son jeu. Et dans un moment de malice, Steven s’amuse avec ses cymbales, pinçant crashs et charleys avec ses doigts comme pour ajouter une touche personnelle à la rythmique.

 

Anecdote geek, les amplis tout lampes BadCat que j’ai toujours aimé voir sur scène sont restés invisibles ce soir. Peut-être cachés. En revanche, Steven a rangé sa Stratocaster (qu’on pouvait voir lors du show au Transbo en 2018)et ressorti sa PRS, signe d’un retour affirmé à ses racines Prog plus musclées.

Steven Wilson Live Report Lyon

Et puis, vient le rappel. Les lumières se font tamisées. Des spectateurs se lèvent, descendent les marches. Je n’y résiste pas moi-même. Il faut être debout pour recevoir ça.

 

“Ancestral” claque comme un avertissement. Ce morceau est une cathédrale, un précipice émotionnel. Et puis arrive “The Raven That Refused to Sing”.
Et là… frissons. Comme toujours. Ce morceau est une fin en soi. Un chant funèbre sublime. La voix de Wilson fend le silence. La salle est totalement prise dans le tourbillon et je ne peux m’empêcher, comme à chaque fois avec ce morceau, d’avoir les yeux qui brillent.

Steven Wilson Live Report Lyon

Un sublime show

Steven Wilson n’a pas seulement présenté The Overview, il l’a incarné, transcendé, enveloppé d’un écrin sonore et visuel à la hauteur de son ambition.


Deux heures trente hors du temps, entre textures analogiques et envolées célestes, entre passé Prog, futur spatial et présent sublimé, le roi est bel et bien de retour, et ce soir à Lyon, il a encore prouvé qu’il n’a pas d’égal. Big up à Eldorado & Co pour m’avoir permis de couvrir cette date tant attendue !

Steven Wilson Live Report Lyon
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Djamel Profil
Djam - Progressive Metalhead

Originaire des Pyrénées, je traine mes pattes dans la scène Rock depuis plus de 20 ans. Je couvre les concerts avec mon vieux réflex d’une main et mon stylo de l’autre, toujours prêt à partager mon opinion. Que ce soit sur scène ou en festival, je balance mes chroniques et live reports capturant l’essence de ma propre expérience.

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