A peine deux mois après avoir chroniqué The Clearing j’attendais ce concert le 14/11/2025 au Transbordeur avec beaucoup d’enthousiasme. L’album marque un virage remarquable pour Wolf Alice, désormais signés chez Columbia Records, avec un son plus varié, parfois Pop mais en restant proche de l’âme Indie Rock des britanniques. En entrant dans la grande salle du Transbordeur, j’avais ce sentiment que le groupe arrivait dans un nouveau costume, plus grand, plus affirmé. La soirée a confirmé cette intuition, de la première à la dernière seconde. Je vais donc vous partager mon ressenti dans ce live report avec en bonus d’ouverture, l’excellente surprise irlandaise de Florence Road.
Florence Road
Pour démarrer la soirée, le quatuor irlandais de Florence Road a fait bien plus que chauffer la salle. Leur Indie-Rock/Grunge lumineux, instinctif, porté par une voix claire et directe, a accroché le public en quelques minutes. Leur set transpire les 90’s, au point que je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux Cranberries, on navigue entre riffs accrocheurs à la Pop/Folk plus douce sans perdre le fil. Une formation qui visiblement connait un succès rapide ! Certains titres sont particulièrement efficaces, je pense notamment à Figure It Out avec ses teintes grungy. Sans oublier Heavy, un titre qui fait la part belle à la magnifique voix de Lily Aron, avec son refrain hyper facile à mémoriser. Une belle découverte qui me donne l’envie d’en découvrir plus sur cette nouvelle formation, leur show a été sincère et efficace, ce qui a préparé parfaitement l’atmosphère pour la suite.
Wolf Alice
Wolf Alice débute avec Thorns, plongée immédiate dans la patine dorée et brumeuse de The Clearing. Entre le mur de paillettes, les lumières blanches et jaunes, et le body vert d’Ellie Rowsell, le visuel évoque un mélange de rétro 70s/80s et de glamour moderne. Une esthétique qui n’écrase pas la musique, mais la sert, et qui montre un groupe conscient de son image, de plus en plus affûté dans sa mise en scène.
L’ouverture se poursuit avec Bloom Baby Bloom, White Horses, Formidable Cool, puis Just Two Girls et Leaning Against The Wall, l’occasion pour Ellie d’alterner attitude suave, nonchalance maîtrisée et éclats rock. Sur scène, elle magnétise, naturellement, presque sans effort. Le groupe la suit avec précision, renforçant l’impression de voir un ensemble arrivé à pleine maturité.
La première secousse émotionnelle pour moi survient avec How Can I Make It OK?, un des sommets de Blue Weekend. La salle entière chante, je ne m’attendais pas à une réaction aussi engagée ! Puis arrive The Sofa, tout en délicatesse. Le vibrato d’Ellie, subtilement contrôlé, donne une profondeur inattendue au morceau. Le public reste parfaitement attentif et accroché à la voix d’Ellie.
Le triptyque Bros, You’re a Germ et
surtout Safe From Heartbreak rallume la fibre Indie. Sur ce
dernier, Joff accompagne à la gratte acoustique, les membres du groupe chantent
ensemble, rejoints par le public. Une parenthèse douce et lumineuse.
Puis, le concert glisse vers quelque chose de plus nerveux,
de plus viscéral. À l’approche de Yuk Foo, je me faufile
instinctivement vers les crash barrières. Je le savais, j’allais vouloir être
au cœur de l’impact. Et je n’ai pas été déçu. La déflagration Punk est totale,
Ellie fait hurler son megaphone et crache le morceau avec énergie, c’est court,
violent, précis. Mais le vrai coup de massue, c’est Play the Greatest
Hits, qui enchaîne immédiatement. En live, le morceau prend une dimension
quasi Metal, son lourd et « in your face », j’ai adoré.
L’un des climax du concert, indiscutablement.
Moment plus relax sur Play It Out, où Ellie,
assise, se balance doucement. Une image simple mais qui accentue le contraste
entre l’énergie brute et la retenue mélancolique de certains morceaux. Puis
arrive Smile, que j’attendais avec impatience tant ce morceau me
fait vibrer. J’étais resté vers l’avant à ce moment là, et je ne regrette pas
ce choix. Interprétation puissante, précise, c’était implacable ! Le final
avec Don’t Delete the Kisses referme la soirée dans un nuage
d’applaudissements, ce morceau même s’il n’a pas ma préférence reste un banger
total.
Ellie Rowsell domine la soirée par sa polyvalence vocale, son charisme et sa capacité à occuper l’espace avec son style bien à elle. Côté public c’était réceptif, présent, chaleureux. Ça chante, ça danse, ça applaudit. Ce concert du Transbordeur a confirmé que Wolf Alice entre dans une nouvelle ère. Un live maîtrisé, abouti, élégant, qui assume pleinement l’esthétique plus mature de The Clearing sans renoncer aux éclats de fureur Punk énervé ou aux moments Indie Rock emblématiques qui ont construit leur identité.
Bref, je pense que Wolf Alice est l’une des formation les plus fascinantes de la scène alternative britannique actuelle, et ce soir-là, au Transbo, ils l’ont prouvé sans aucune hésitation. Merci à la SAS Concerts et à Live Nation de m’avoir donné l’occasion de capturer et partager cette soirée.
![[Live Report] Wolf Alice + Florence Road - 14/11/2025 @Le Transbordeur, Lyon 38 Djamel Profil](https://www.noise-injection.com/wp-content/uploads/2024/02/Retoucheprofile-pic-enhance-faceai-sharpen.jpg)
Originaire des Pyrénées, je traine mes pattes dans la scène Rock depuis plus de 20 ans. Je couvre les concerts avec mon vieux réflex d’une main et mon stylo de l’autre, toujours prêt à partager mon opinion. Que ce soit sur scène ou en festival, je balance mes chroniques et live reports capturant l’essence de ma propre expérience.


![[Live Report] Wolf Alice + Florence Road - 14/11/2025 @Le Transbordeur, Lyon 1 Live Report Wolf Alice Lyon Noise Injection](https://www.noise-injection.com/wp-content/uploads/2025/11/Live-Report-Wolf-Alice-Lyon-Noise-Injection-1140x641.jpg)

![[Chronique] Textures - Genotype 39 Chronique Textures Genotype](https://www.noise-injection.com/wp-content/uploads/2026/01/Chronique-Textures-Genotype-120x86.jpeg)