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[Chronique] Wolf Alice – The Clearing

Djam - Progressive Metalhead par Djam - Progressive Metalhead
03/09/2025
dans Chronique, News
Temp de lecture: 4 minutes
Chronique wolf alice The Clearing
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Quatre ans. Quatre longues années depuis Blue Weekend, ce disque qui m’a accompagné à répétition, et Wolf Alice revient enfin avec The Clearing. Pour être honnête, Wolf Alice n’est pas vraiment le genre d’artiste que j’écoute habituellement. Je suis un proggeux dans l’âme, majoritairement plongé dans le rock et le metal progressif, avec toutes leurs complexités et leurs envolées. Et pourtant, je ne sais pas pourquoi, j’avais complètement accroché à leurs créations précédentes. Des titres comme How Can I Make It Ok, Smile ou Delicious Things figurent parmi mes morceaux favoris, tous styles confondus. Vous aurez compris, j’ai un faible énorme pour Blue Weekend, et donc mon attente pour The Clearings était particulièrement féroce.

 

Dès les premières notes de The Clearing, je sens que quelque chose a changé.  Quand j’appuie sur Play, je me retrouve instantanément déstabilisé. Adieu les grattes saturées et les envolées grunge/indie-rock. Place à une pop riche, orchestrale, lumineuse et parfaitement produite. Beaucoup moins rock qu’à l’accoutumée, cette intro met en valeur le piano, délicat et posé, qui se mêle à des cordes grandioses. Ellie Rowsell m’embarque avec sa voix incroyable, capable de passer du murmure fragile au cri rageur en un battement de cœur. Elle ose tout, et je n’arrive pas à détourner l’oreille.

 

Puis Bloom Baby Bloom débarque, avec ce clip faussement rétro des années 80 qui m’a fait froncer les sourcils à la première écoute. Perdu, sans repères, je ne comprends pas tout. Et pourtant, le morceau s’impose, s’incruste dans ma tête, et finit par devenir l’étendard de l’album. Structure déconstruite, refrain fragile, audace totale, Wolf Alice refuse de se répéter. C’est super efficace et imparable.

 

Just Two Girls poursuit avec une mélodie irrésistible, les influences sont larges, du funk au jazz en passant par le rock psychédélique, improbable mais brillant. Juste la voix d’Ellie sature légérement quand elle pousse, comme si le micro entrait trop fort dans le magnéto à bande, choix artistique certainement mais qui dénote avec la clarté du reste de l’album. Cela dit on sent un groupe qui s’amuse, libre, capable de jouer avec les genres sans trop perdre le fil. Puis Passenger Seat. C’est un morceau bref mais me voilà instantanément sur une radio FM dans la plus pure tradition folk rock américaine, le morceau est une pop solaire qui touche juste. La guitare folk ajoute ce petit parfum de road trip indie-rock que j’adore, et tout semble parfaitement pensé.

 

Bread, Butter, Tea and Sugar me fait lever les sourcils avec son côté Electric Light Orchestra complètement assumé, flamboyant et rétro même s’il n’atteint pas la même force que ce que la bande à Jeff Lynne a si bien produit dans les 70’s. Safe In The World offre un moment de respiration, mais paraît un peu timide face à l’ampleur des autres titres. 

Alors que je commence à penser que l’album se stabilise, Midnight Song me cueille avec sa douceur méditative. Les nappes, les harmonies subtiles, l’émotion dans la voix d’Ellie… fragile, délicat, et profondément marquant.

 

Puis White Horses surgit, souffle d’énergie inattendu. Joel et Ellie se répondent au chant avec une complicité palpable, la rythmique est impeccable, et le morceau prend une dimension taillée pour la scène live, flirtant avec le rock néo-psyché. C’est brillant, pop et audacieux à la fois. Et enfin, The Sofa conclut tout en élégance. Une balade intime et expansive, parfaite pour finir, rappelant que Wolf Alice sait autant toucher le cœur que surprendre et faire sauter.

 

Avec The Clearing, Wolf Alice signe un album ambitieux, mûr et sincère. Ce n’est peut-être pas le trip indie-rock que j’espérais, mais il reste rafraîchissant et surprenant. Leur passage chez Columbia Records semble avoir offert au groupe les moyens de pousser leur son encore plus loin, tout en conservant ce petit grain de folie qui fait leur marque de fabrique. 

 

L’album s’écoute facilement, même si le mélange d’influences et de styles crée parfois une impression un peu brouillonne et fait perdre un peu de cohérence globale. Je l’apprécie, mais il me touche moins que Blue Weekend. Reste à confirmer sur scène, à Paris ou à Lyon en novembre, où nul doute que Wolf Alice saura convaincre.

 

Mise à jour : Le live report de la date à Lyon est disponible

 

 

La note de la rédaction

La note des lecteurs
[Total: 2 Moyenne: 4.5]
Djamel Profil
Djam - Progressive Metalhead

Originaire des Pyrénées, je traine mes pattes dans la scène Rock depuis plus de 20 ans. Je couvre les concerts avec mon vieux réflex d’une main et mon stylo de l’autre, toujours prêt à partager mon opinion. Que ce soit sur scène ou en festival, je balance mes chroniques et live reports capturant l’essence de ma propre expérience.

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