Rendez-vous au Ninkasi Cordeliers avec une soirée rock qui sent bon la sueur et les amplis chauds. Après un DJ Set géré par My Friend Gary sur des bons vieux sons de Rock c’est au tour bretons de Komodor de brancher leur machine à remonter le temps, direction les seventies. Et croyez-moi, ils ne font pas semblant.
Dès les premières minutes, le décor est posé. Groove épais et ce feeling organique qu’on n’obtient qu’avec des musiciens qui ont une sacrée complicité. Le quintet de Douarnenez déploie une énergie scénique absolument délicieuse, un truc brut et instinctif qui rappelle pourquoi le rock des années 70 reste une référence éternelle.
Je dois dire que je gardais déjà un excellent souvenir de cette bande de furieux après avoir vu Komodrag & The Mounodor retourner la Valley du Hellfest. Pour rappel, ce supergroupe improbable mélange les forces de Komodor et de Moundrag ! Une vraie tornade. D’ailleurs, petite coïncidence sympa, Moundrag jouait la veille au Rock’n’Eat. La Bretagne a clairement exporté son meilleur carburant ces jours-ci.
Sur scène, Komodor joue la carte de la densité sonore. Le jeu à trois guitares est un vrai plaisir à écouter. Ça sonne lourd, évidemment, mais ça ouvre aussi un champ harmonique étonnamment riche. Les riffs se superposent, les lignes mélodiques se croisent et le résultat garde toujours ce côté gras et analogique qui colle parfaitement à leur ADN.
Par moments, la palette seventies se précise encore un peu plus. Une gratte 12 cordes surgit, ou parfois des maracas, perso ça me donne un petit goût de road trip. C’est simple, mais diablement efficace. Le genre de détail qui montre que le groupe ne se contente pas de jouer du rock vintage, il vit vraiment dans cet univers.
Le concert met largement en avant Time & Space, leur nouvel album sorti fin janvier. Et y’a pas à dire ça jette bien en live. Les arrangements respirent, le groove est plus massif et les refrains rentrent facilement en tête.
Au centre de cette machine rock, Slyde à la gratte et au chant lead dresse parfaitement le tableau. Son timbre de voix possède ce grain typiquement seventies, quelque part entre Eagles et Lynyrd Skynyrd. Une chaleur et une authenticité qui collent parfaitement au son du groupe.
À la basse et au chant, Goudzou impose naturellement sa présence. Le mec a clairement la classe sur scène. Sa basse claque, sa voix porte, et il dégage cette énergie communicative qui fait lever les têtes dans le public. Oui, il y a un petit côté rock star, mais dans le bon sens du terme à haranguer la foule !
Et au détour du set, le groupe balance même une reprise de Slade je crois ? Impossible de remettre la main sur le morceau mais le clin d’œil était sympa. Un autre détail qui m’a marqué, c’est le public. Dans la salle, j’ai repéré pas mal de têtes connues de la scène lyonnaise. Des éclairés, en somme. Et ce n’est pas vraiment une surprise, tant le niveau de Komodor est solide. Techniquement, c’est carré. Scéniquement, c’est vivant. Bref, ça parle immédiatement aux gens qui savent reconnaître un groupe qui maîtrise son sujet.
Côté son, belle surprise aussi. Le mix est dynamique, bien équilibré, et surtout pas trop compressé. Les guitares respirent, la basse a de l’espace, et la batterie garde son impact naturel. Dans une petite salle comme celle-ci, c’est exactement ce qu’il faut pour profiter pleinement de cette esthétique rock analogique. A la fin du concert je n’ai pas résisté très longtemps , direction le stand de merch, et je repars avec le vinyle édition spéciale sous le bras. Au passage, clap clap aux gars qui n’abusent pas du tout sur les prix. Dans un monde où certains groupes semblent vendre leurs t-shirts au prix d’un ampli, ça fait plaisir.
En sortant du Ninkasi Cordeliers, je me dis que Komodor fait partie de ces groupes capables de regarder dans le rétro sans jamais tomber dans la caricature. Leur musique transpire les seventies, c’est évident, mais l’énergie reste furieusement actuelle.
Si leur tournée passe près de chez vous, ne réfléchissez pas trop longtemps. Il faut y aller ! Parce que ce genre de rock brut, généreux et habité, ça se vit surtout devant une scène…
![[Live Report] Komodor - 04/03/2026 @Ninkasi Cordeliers, Lyon 29 Djamel Profil](https://www.noise-injection.com/wp-content/uploads/2024/02/Retoucheprofile-pic-enhance-faceai-sharpen.jpg)
Originaire des Pyrénées, je traine mes pattes dans la scène Rock depuis plus de 20 ans. Je couvre les concerts avec mon vieux réflex d’une main et mon stylo de l’autre, toujours prêt à partager mon opinion. Que ce soit sur scène ou en festival, je balance mes chroniques et live reports capturant l’essence de ma propre expérience.


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