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[Live Report] Klone + Inner Landscape – 05/04/2025 @Ô Totem, Rilleux la Pape

Djam - Progressive Metalhead par Djam - Progressive Metalhead
06/04/2025
dans Live Reports
Temp de lecture: 5 minutes
[Live Report] Klone + Inner Landscape - Lyon
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Direction la MJC Ô Totem à Rillieux-la-Pape, pour une soirée qui s’annonçait dense et contrastée. Dans l’intimité de cette petite salle bien connue des curieux de la scène locale, Inner Landscape et Klone ont offert deux visions de l’intensité sonore : l’une rugueuse, l’autre aérienne. Deux ambiances, un seul voyage.

Inner Landscape

Premier groupe de la soirée avec Inner Landscape, quatre lascars bien de chez nous. La formation balance un Post-Metal qui sent la sueur, l’ombre et la douleur. J’étais persuadé de connaître à peu près les recoins sombres de la scène lyonnaise… et pourtant, ce nom ne me disait rien. Shame on me.


Dès les premières secondes, on est propulsés dans une matière sonore grumeleuse, gorgée de Sludge poisseux. Un truc qui t’enlace doucement… pour mieux t’écraser le crâne au détour d’un cris violent. Certaines fulgurances, plus acérées, frôlaient carrément le Post-Black, le tout dans un tunnel sans lumière.


Le groupe tisse des ambiances instrumentales hyper planantes, presque cinématographiques, et te balance ensuite une enclume sonore en pleine tronche sans prévenir. Ça hurle. Julien, au chant, semble invoquer ses démons personnels à chaque phrasé. Pas de mélodie, rien de doux, juste un cri primal, viscéral. Et ça fonctionne à merveille. Mention spéciale à sa PRS qui m’a tapé dans l’œil, et aux mains qui la font chanter aussi, faut le dire.


Derrière, le batteur ne se contente pas de cogner : ça groove, ça respire, ça relance, ça surprend. C’est subtil dans la brutalité, un truc qu’on ne croise pas si souvent dans le style.


J’ai été particulièrement touché par les passages aériens et mélancoliques, cette sensation de flottaison entre deux riffs massifs est jouissive. Bref, une découverte totale. Une formation qui mérite le détour si l’on n’est pas trop sensible.

Inner Landscape Live Report
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Klone

Au tour des Poitevins de monter sur scène. Avec Klone, on est en terrain que je maîtrise déjà mieux. Disons-le franchement, j’ai eu la chance de les voir se produire plusieurs fois, et jamais, jamais, je n’ai été déçu. Leur Prog Metal riche, finement composé, résonne en moi depuis déjà pas mal de temps. C’est avec Here Comes the Sun que je les ai découverts, et depuis, Le Grand Voyage et Meanwhile ont tourné en boucle sur ma platine, chaque sillon contient des marques de soirées introspectives.

 

Ce soir, le groupe a ouvert avec une belle présentation de leur dernier album The Unseen, sorti il y a quelques mois. Et d’emblée, la magie opère.

 

Yann, fidèle à lui-même, livre une prestation impeccable. Sa voix possède ce timbre unique, doux et vaporeux, capable de te faire décoller à la moindre montée atmosphérique. Mais ce qui me scotche toujours autant, c’est cette capacité qu’il a à rugir avec une intensité que l’on n’entend pas forcément sur album. En live, Yann sort les crocs. Il gueule, il lâche des hurlements bruts, et c’est là que la facette plus “Metal” de Klone s’exprime pleinement. Un contraste que je savoure à chaque fois.

Klone Live Report
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Sur scène, Aldrick à gauche et Guillaume à droite ont ce truc pour créer une tension, une montée en puissance constante qui finit par te submerger. Leurs riffs, tantôt tranchants, tantôt planants, sont toujours dans le bon tempo. Bystander en est sans doute le meilleur exemple ce soir, un morceau mené avec une maîtrise remarquable, tout en nuances, sans jamais tomber dans l’excès. Ici, pas de surcompression, pas d’artifices, chaque subtilité ressort, chaque respiration du groupe est perceptible.

 

Et derrière tout ça, il y a Morgan. Ce batteur est une valeur sûre de la scène hexagonale. Je le suis depuis un moment maintenant, que ce soit avec Klone ou avec Myrath, où il envoie aussi du très lourd. Ce soir encore, il m’a bluffé. Son jeu est à la fois précis, puissant et d’une finesse rare. C’est un métronome sensible, le genre de batteur qui joue avec le cœur autant qu’avec les baguettes. Chaque coup porté est à sa place, au millimètre, et pourtant jamais froid. Une leçon de groove et de musicalité.

 

Mais le vrai sommet émotionnel a été la fin du set. Le magnifique Nebulous, d’une intensité folle, m’a replongé en pleine nostalgie. Ce titre reste mon préféré de Here Comes the Sun, l’album par lequel tout a commencé pour moi. Et puis, en guise de rappel, le somptueux Yonder, ce voyage introspectif tout droit venu de Le Grand Voyage, qui m’avait déjà bouleversé au Hellfest 2019 sous le soleil des Mainstage. Impossible de rester de marbre. Ce soir encore, le quintet m’a pris le cerveau pour ne me le rendre qu’au dernier clap final.

Klone Live Report 1
Klone Live Report
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Une bien belle soirée, qui, même si elle n’affichait pas complet, a su ravir les amateurs de Prog présents. Et moi, j’en ressors une fois de plus bercé par un nouveau voyage. Merci à Sounds Like Hell Productions de m’avoir permis de couvrir la soirée ! 

Djamel Profil
Djam - Progressive Metalhead

Originaire des Pyrénées, je traine mes pattes dans la scène Rock depuis plus de 20 ans. Je couvre les concerts avec mon vieux réflex d’une main et mon stylo de l’autre, toujours prêt à partager mon opinion. Que ce soit sur scène ou en festival, je balance mes chroniques et live reports capturant l’essence de ma propre expérience.

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