C’était un superbe plateau à la Rayonne ce 08 avril avec cette petite excitation familière, celle des soirées où ça va être Rock’n’Roll, le tout dans une belle ambiance et sans prises de tête. Double affiche Rock bien vintage dans l’âme, avec DeWolff et Blues Pills, et un public déjà bien chaud et prêt à en découdre !
Blues Pills
Ce groupe, je l’ai dans la peau. Leur album Birthday a squatté mon top 3 d’écoute en 2024, et leurs passages au Hellfest et au Marché Gare font partie de ces concerts qui restent gravés. Autant dire que j’étais déjà conquis avant le premier riff.
Et pourtant… ils ont quand même réussi à me surprendre.
Dès l’entrée en scène, Elin Larsson électrise la salle. Impossible de détourner les yeux. Elle bouge partout, elle saute, elle danse, elle vit le truc à fond. C’est simple, elle fait son cardio sur scène. Et cette énergie est communicative, carrément contagieuse.
Mais au-delà de ça, il y a ce truc en plus. Une vraie générosité. Elin dégage des good vibes incroyables, elle sourit, elle échange, elle descend dans le public (au moins trois fois dans la soirée) et à chaque fois, la connexion est instantanée. Elle semble sincèrement heureuse d’être là, et ça change tout. Musicalement aussi, c’est un sans-faute.
Au rang des nouveautés, on a Lina qui se place derrière les fûts et qui a tenu la section rythmique avec précision et s’est même offert un petit solo. Aussi derrière la 4 cordes c’est Agnes qui remplace Kristoffer. On a donc une énergie particulièrement féminine sur scène ce soir !
Au niveau des titres percutants du show, Proud Woman envoie un Rock’n’Roll fédérateur et engagé, qui fait bien remuer. Lady In Gold rassemble, fait chanter, fait lever les bras. Et puis il y a Top Of The Sky… probablement mon moment préféré. Plus posé, plus aérien, mais avec une intensité émotionnelle dingue. Et derrière, le groupe assure grave.
Zack à la gratte a une classe folle. Toujours ce jeu si particulier, cette façon de faire chanter sa wah-wah sans jamais en faire trop. Et là, petit flash perso qui me revient en pleine face… je l’avais vu en 2016 à Auckland, au Kings Arms, avec Radio Moscow (avec une basse Rickenbecker si je me souviens bien). Ambiance moite, salle minuscule, et déjà cette aura. Le voir aujourd’hui sur cette grande scène, avec cette maîtrise, ça fait quelque chose.
Le son ce soir est globalement clean, bien équilibré, la voix d’Elin légèrement en avant pour mon plus grand plaisir. Puis quand c’est le moment de terminer, c’est le titre Devil Man qui fait parler la poudre. Elin démarre presque seule, et là… wow. Une précision, une clarté, une puissance vocale encore au-dessus de ce que je connaissais sur album. C’est limpide, c’est habité, c’est juste parfait. Franchement un moment exceptionnel.
DeWolff
Je ne vais pas mentir, je connais encore assez peu DeWolff en arrivant. Et parfois, c’est exactement ce qu’il faut. Zéro attente, juste se laisser cueillir.
Dès les premières minutes, le trio t’embarque dans un trip rock 70’s, entre blues, soul et envolées psyché. Pablo a le truc pour capter toute de suite ton attention, gratte en bandoulière, voix râpeuse et habitée. Le mec ne joue pas un concert, il prêche. Il harangue, il chauffe, il vit sa best life sur scène.
Derrière lui, ça groove sévère. L’orgue Hammond crache des nappes vintage à tomber, et forcément quand ça switche sur un Mellotron sans prévenir, je suis totalement embarqué. Belle énergie derrière les fûts, ça maintient une énergie constante et ça fait sacrément le taff sur les choeurs, Luka a une très belle voix.
Le set est hyper dynamique et fun, je sens que les zikos prennent plaisir à jouer. Mais pas pour autant qu’ils se la joue tranquille, vraiment. Il y a de la virtuosité partout, mais toujours au service du groove. Mention spéciale à Pablo qui s’amuse avec ses micros de gratte, qui hurle dedans, qui joue avec la saturation de sa voix… un vrai showman.
Et puis il y a ce moment improbable, le délire « Amazon ». Le gars part dans un speech, et finit par balancer du merch gratuit dans la foule. Totalement absurde, totalement Rock’n’Roll, et évidemment, tout le monde adore.
Et comme si ça ne suffisait pas, on a eu droit à un final grandiose ! Elin débarque à nouveau sur scène (avec de nouvelles bottes) et ensemble, ils enchaînent sur une reprise de Black Sabbath, War Pigs.
Autant dire que la Rayonne explose. Tout le monde est conquis. Les deux univers se mélangent parfaitement, et ce final a un goût de jam entre potes, mais avec un niveau de classe assez indécent. Je ressors de là avec un énorme sourire. Une vraie découverte comme on les aime.
Que dire de plus, un super trip vintage ultra maîtrisé et une énergie folle. Des frontwoman et frontman incroyables, clairement un sans-faute. Un grand merci à Mediatone et Veryshow pour m’avoir offert la possibilité de couvrir cet événement tant attendu ! Long live Rock’n’Roll !
![[Live Report] Blues Pills + DeWolff - 08/04/2026 @La Rayonne, Villeurbanne 45 Djamel Profil](https://www.noise-injection.com/wp-content/uploads/2024/02/Retoucheprofile-pic-enhance-faceai-sharpen.jpg.webp)
Originaire des Pyrénées, je traine mes pattes dans la scène Rock depuis plus de 20 ans. Je couvre les concerts avec mon vieux réflex d’une main et mon stylo de l’autre, toujours prêt à partager mon opinion. Que ce soit sur scène ou en festival, je balance mes chroniques et live reports capturant l’essence de ma propre expérience.


![[Live Report] Blues Pills + DeWolff - 08/04/2026 @La Rayonne, Villeurbanne 1 [Live Report] Blues Pills + DeWolff – 08/04/2026 @La Rayonne, Villeurbanne](https://www.noise-injection.com/wp-content/uploads/2026/04/Live-Report-Blues-Pills-DeWolff-08_04_2026-@La-Rayonne-Villeurbanne-verification-1140x641.jpg.webp)

