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Chronique

David Maxim Micic – Who Bit the Moon

Toutes les créations de David Maxim Micic sont magnifiques, c’est un constat que je peux prononcer sans grande prise de risque. Chaque album bénéficie d’une production et d’une qualité sonore d’une qualité rarement égalée. Les mélodies sont mémorables et toujours accompagnées d’une instrumentation lumineuse, progressive et rafraîchissante ! David Maxim Micic offre un jeu de guitare, des lignes de basse ainsi que des claviers et une orchestration avec sensibilité et personnalité. C’est dû à ces qualités de compositions que j’attends chaque nouvel album avec une certaine impatience. Le dernier album Who Bit the Moon (sorti Mars 2017) est-il à la hauteur ?

Pour comprendre cet album, il faut comprendre son concepteur. David fait partie de cette nouvelle vague de rock instrumental à forte dose de sonorités progressives menés par des guitaristes hors pair. Polyphia, Plini, Intervals, Sithu Aye et Disperse sont sans doutes les plus populaires du moment.

Une chose est sure, ce Who Bit the Moon est un album globalement plus chill et relax que les sorties précédentes de son auteur. Il est en quelque sorte plus accessible, plus simple d’écoute mais aussi plus simpliste dans sa qualité d’écriture ? C’est la tendance qui semble s’immiscer dans cet opus, un morceau comme « 687 Days » donnent cette sensation que l’œuvre est fabriquée à partir de pistes et nappes à la manière d’un morceau électronique trop rigide et trop froid. Ici l’instrumentation est trop simpliste, on y décèle volontiers un manque de prise de risques et/ou de lâcher prise.

Le titre suivant « Damar » est certainement celui qui fait le plus penser à ce qui fait le génie de David Maxim Micic et ses sonorités Prog. Par ailleurs,  le lead synthétiseur entendu n’est en réalité que le son de verres, oui, les mêmes que tu utilises pour boire une limonade (à voir ici).

L’album se clôture par le morceau éponyme de l’album avec plus de 10 minutes de piste « Who Bit the Moon ». Il synthétise relativement bien l’album avec toutefois un retour aux origines serbes du compositeur avec un jeu de guitare plus typé et des sonorités qui vous plongent droit vers l’Europe de l’Est et l’Asie Mineure. Le voyage est des plus agréable. Sur la deuxième partie du morceau, David nous laisse retrouver son penchant pour les ‘’Guitar Heroes’’ avec un solo qui rappelle que l’artiste est également un grand virtuose, une qualité presque oublié tant l’album se cache dans la recherche d’un son trop atmosphérique perdant de ses racines progressives.

Alors certes, il est bluffant d’entendre de nos jours une telle qualité de production et de composition en imaginant que seul un cerveau et un home studio ont suffi dans le processus de création, mais ce dernier opus de David semble se perdre dans une volonté de peut-être trop bien faire.

Ce qui est censé être une qualité rends l’ensemble de l’œuvre plus lisse et moins authentique que d’ordinaire. Who Bit the Moon se place comme un bon album, peut être un des meilleurs de 2017 dans le registre Metal Instrumental, mais on devient difficile quand l’on s’est habitué aux excellents Bilo III et ECO .

 

 

 

Note : 3,75/5

Ecoutez l'album complet Who Bit the Moon

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Comments (1)

  1. […] Plini, Aaron Marshall ou David Maxim Micic (dont la critique du dernier album est disponible ici) et ils remplissent des salles de concerts à travers le monde, phénomène de mode ? Réel […]

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