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Report: Celeste, Cult of Occult et Rorcal – 27/01/18 à Lyon

Ce début d'année 2018 dans les salles sera tinté d'une ambiance sombre, très sombre même avec une soirée organisée par l'agence de production Voulez-vous Danser dans l'antre bien connue des lyonnais, le Ninkasi Kao. Au programme, une Release Party avec Barque, Rorcal, Cult of Occult et Celeste ! Pour les non connaisseurs, ce type d'affiche c'est du lourd, ça tape fort et ça nettoie les tympans. 

Une arrivée tardive sur les lieux du crime ne m'ont permis de découvrir Barque que pour quelques minutes. Le groupe Lillois est récent mais semble plutôt actif avec de nombreuses dates programmées. Une écoute rapide pose les bases d'un hardcore aux influences black metal assumées. Avec déjà un EP bien reçu par Metalorgie, Coffin Cutters, Barque a ouvert la soirée d'une excellente manière.

Place à Rorcal, un doom teinté de black et de post-hardcore en provenant de la Suisse, plus précisément de Genève et ils ne sont pas venus pour faire de la figuration. Avec deux albums dans leur discographie nos voisins avaient de quoi proposer un set varié. L'ensemble est lourd, tragique et d'une noirceur soutenue par l'excellent chant de Yonni Chapatte. Les titres n'hésitent pas à s'étirer en longueur pour transporter l'auditeur dans des profondeurs inconnues, le tout reste néanmoins cohérent et maîtrisé. 

Cult of Occult enchaîne avec sa messe noire, encapuchonnés et bière à la main. Le ton est donné, un doom sludge typique qui prends le temps de poser ses riffs, à la manière d'un Electric Wizard ou Monarch. L'univers proposé est particulièrement glacial, la salle est globalement réceptive à cet excès de haine et de nihilisme, c'est lent, c'est lourd, les murs vibrent, c'est malsain et pestiféré. Si Cult of Occult avait pour objectif de vomir leur haine c'est plutôt réussi, les oreilles bourdonnent, ils ont fait le boulot.

Celeste clôture la soirée, le public déjà bouillant se prépare à cette expérience qui fait la réputation de nos protagonistes. Épaisse fumée opaque, noir complet, stroboscopes et lampes frontales rouges, voilà tout. Celeste nous dévoile ainsi son dernier album Infidèle(s), déjà très bien rodés à la scène avec plus de 300 concerts, nos 4 fanatiques envoient du riff puissant, efficace et techniquement irréprochable. Le voyage est agressif, dans un style post-black metal apocalyptique qui aura ravi l'auditoire. 

Soirée réussie pour cette affiche "de niche" qui aura réussi a attirer plus de chalands que je ne l'aurai cru. Mon bilan ? Le black/doom metal francophone en a pas mal dans les tripes, et il est toujours bon de se le rappeler dans ce type de joyeuse réunion satanique au doux parfum de houblon.

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