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[Live Report] Rituale Lugdunum Fest V – 27/09/25 @Jack Jack, Bron

Djam - Progressive Metalhead par Djam - Progressive Metalhead
29/09/2025
dans Live Reports, News
Temp de lecture: 5 minutes
[Live Report] Rituale Lugdunum Fest V – 27/09/25 @Jack Jack, Bron
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Ravi de pouvoir réaliser le Live Report du Rituale Lugdunum Fest, le 27/09/2025 au Jack Jack à Bron. En effet, la scène Black Metal française se porte indéniablement bien. Qualitative, furieuse, mais aussi incroyablement vivante, elle ne cesse de surprendre et de se renouveler. Après avoir encore en tête la 4e édition du Rituale Lugdunum Fest, où Corpus Diavolis m’avait bien marqué, je me retrouve ce soir au Jack Jack de Bron, prêt à replonger dans les ténèbres pour cette 5e édition. Le public, composé en grande partie de connaisseurs et de visages familiers de la scène locale, discute tranquillement avant le début des hostilités, parce que le Black, ça reste aussi une affaire de communauté.

 

 

Je démarre ce live report avec une note sur l’avant concerts. Avant même que les amplis ne grondent, la soirée démarre avec la projection du clip choc “En Quarantaine” d’Eros Necropsique, réalisé par Laura-Lee Soleman. Dès les premières images, on est pris dans une esthétique dérangeante et organique, crasseuse à souhait. Le montage mêle des plans assez crus, qui donnent à la détresse des images une intensité saisissante. La bande son accompagne cette violence avec subtilité, un clavier sombre et délicat, des cordes qui tirent sur les émotions… Les paroles, en français, parlent de solitude, de perte et de détresse. Tout y est, l’esthétique, le son, la narration. C’est un prélude parfait qui nous plonge dans les abysses à venir.

Chiaroscvro

Premiers sur scène, Chiaroscvro impose immédiatement un Black Metal ténébreux et dense. Derrière le micro, Ombra est la figure centrale du projet. Son charisme hypnotique et sa posture de prêtre maléfique donnent au set une dimension presque théâtrale. Il scande, parfois hurle, donnant vie aux textes français qui occupent une place centrale dans l’univers du groupe. Cette alternance entre chant guttural et voix prophétique est un véritable marqueur d’originalité.

 

Le groupe balance deux nouveaux morceaux tirés du prochain album, et le constat est clair, le futur s’annonce prometteur. Les riffs et les compos sont travaillés, l’esprit des morceaux est clairement orienté vers un Black Metal agressif et torturé. Le titre “Aimer Son Bourreau, Haïr Son Martyr” se démarque particulièrement, avec un Ombra possédé qui hurle comme un exorcisé.

 

Côté matos, le gratteux est branché sur une tête ENGL, et le grain est superbe, rugueux juste ce qu’il faut pour renforcer le côté noir du set. Ombra profite aussi de ce moment pour rendre hommage aux disparus de plusieurs formations de la scène, instaurant un instant de recueillement dans cette noirceur collective.

Decline of the I

Le deuxième set est celui de Decline of the I, j’avais jeté une oreille à leur dernière sortie en février et l’album m’avait conquis par sa densité et sa patate. Et le cerveau derrière ce projet est un bonhomme qui trempe déjà dans divers projets reconnus de la scène dont Merrimack ou encore Vorkreist. Le Black Metal qu’ils déploient est puissant, grandiose, parfois aux confins du Post Black.

 

Le set est construit avec intelligence, ça part en blasts furieux qui alternent avec des passages atmosphériques créant une dimension solennelle et cinématographique. A.K au chant est particulièrement en forme et il tient sa scène avec ferveur, il ne rechigne pas à faire du gros headbanging et autres moments d’immersion totale. Le public réagit bien et l’énergie monte progressivement. Les visuels projetés renforcent l’immersion, un verre de pinard qui se remplit à l’infini, quelques vers de poésie, comme des touches d’un tableau vivant.

 

À un moment, un second chanteur rejoint la formation pour un feat. qui transforme certains morceaux en dualité, ajoutant une dynamique inattendue et très intéressante. Les passages instrumentaux rappellent parfois Celeste, ce qui, pour moi, est un signe de qualité. La setlist mélange des morceaux de l’album Wilhelm et des titres plus anciens, qui donnent envie d’en découvrir plus sur leur discographie.

Les Chants de Nihil

Arrivent ensuite les Chants de Nihil, venus de Bretagne pour leur première date dans la région. Je ne les connaissais pas encore, et ma curiosité est totale. Dès l’introduction avec “Entropie des Conquêtes Ephémères”, on comprend que ces Bretons ne sont pas là pour niaiser. 

 

Le Black Metal qu’ils délivrent est à la fois grandiose et massif, avec des relents norvégiens, mais chanté en français, ce qui donne au projet une coloration unique. Les chœurs, bien travaillés, apportent un aspect épique et guerrier, chaque morceau raconte une bataille ou une épopée celtique, leurs racines bretonnes sont perceptibles. 

 

Certains passages instrumentaux sont grandioses, alternant riffs tranchants et nappes atmosphériques, et renforcent ce sentiment d’épopée. Les grattes leads apportent par moment des mélodies bien trouvées, un peu de lumière dans ce chant de bataille. J’ai trouvé leur univers cohérent et très travaillé.

Hegemon

Les Montpelliérains arrivent comme des conquérants pour ce Rituale Lugdunum Fest, et il faut bien le dire, on a été chanceux car les bougres se font rares sur scène, chaque apparition se mérite. Pour ceux qui veulent les revoir, ce sera possible lors de l’excellent Ex Tenebris Lux à Montpellier, aux côtés de Skaphos et Dismo.

 

Côté son, Hegemon oscille entre Black et passages Death, avec des orchestrations magnifiques. Les interventions de gratte acoustique m’ont fait penser instantanément au bon vieux Opeth, et dans le public, ça bouge, clairement, avec des connaisseurs attentifs qui suivent chaque riff et chaque blast.

 

Pour le line-up ce soir, on avait un seul guitariste au lieu des deux habituellement, mais le job est impeccablement fait. Frédéric envoie un son hyper massif avec sa PRS branchée sur un 5150, et Nicolas, derrière le micro, tient la salle dans sa main. Le charisme naturel du frontman fait toute la différence. Thibaut et Anthony, respectivement bassiste et batteur de Kalisia (un groupe que j’adore pour son incroyable chef-d’œuvre progressif Cybion) complètent la formation avec une précision et une énergie incroyables.

 

Au sein du set j’ai pris une belle baffe sur “By This, I Conquer”, qui démontre une maîtrise du riffing remarquable et une basse surprenante, qui sonne presque fusion par moment. Ce morceau a aussi un petit goût de Black old school qui m’a vraiment embarqué. La soirée se conclut sur “Your Suffering, My Pillars”, un titre qui débute par des blasts furieux avant de basculer en milieu de morceau dans une dimension épique et imposante, avec la grandeur typique d’un Dimmu Borgir.

 

Bref, après ce set, il est facile de comprendre pourquoi Hegemon récolte autant de retours positifs de la part des fans et des chroniqueurs, ces gars là jouent dans la cour des grands.

Le Rituale Lugdunum Fest V a tenu toutes ses promesses, avec un plateau varié et sombre, parfaitement cohérent, et une ambiance qui reflète à merveille la vitalité et la qualité de la scène Black Metal française. Merci à Kaonoir pour l’invitation, et surtout pour nous avoir permis de vivre cette 5e édition dans une intensité rare, entre tradition et innovation, brutalité et majesté.

Live Report Rituale Lugdunum Fest V-37
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Djamel Profil
Djam - Progressive Metalhead

Originaire des Pyrénées, je traine mes pattes dans la scène Rock depuis plus de 20 ans. Je couvre les concerts avec mon vieux réflex d’une main et mon stylo de l’autre, toujours prêt à partager mon opinion. Que ce soit sur scène ou en festival, je balance mes chroniques et live reports capturant l’essence de ma propre expérience.

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