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[Live Report] L’Epée et The Twin Souls – 20/12/2019 au Médiator @Perpignan

C’est sur la scène du Mediator à Perpignan que l’Epée termine sa première tournée 2019. Etant de Cabestany, The Limiñanas jouent à domicile pour cette fête de fin d’année. Pour ceux qui ne le savent pas encore le groupe se compose des Limiñanas, d’Anton Newcombe (The Brian Jonestown Massacre) et d’Emmanuelle Seigner. Quatre musiciens déjà présents sur les tournées des cabestanyencs les accompagnent sur scène. J’avais eu l’occasion de voir le groupe pour sa première apparition en public le samedi 21 septembre à Angers lors du Lévitation Festival. La prestation de qualité avait manqué d’un petit quelque chose, comme un regain de puissance et de fluidité. Qu’en est-il après plusieurs dates dans toute l’Europe ?

La première partie est assurée par The Twin Souls. Le groupe porte bien son nom puisqu’il se compose de deux frères, Martin et Guilhem Marcos. La fratrie distille un son assez vintage qui n’est pas sans rappeler Led Zeppelin ou Jimi Hendrix, dans la lignée d’un Jack White si l’on veut être plus actuel. Avec une batterie puissante et des riffs acérés, les compositions débordent d’énergie. Les deux frères assurent le chant avec une aisance déconcertante. Je n’ai pu m’empêcher de penser à Brian et Michael D’Addario de The Lemon Twigs. La musique est loin d’être semblable, mais le côté virtuosité entre frangins est bien présent. Même si cela est un peu trop carré par moment, c’est une très bonne première partie. L’entracte pointe le bout de son né et le bar est pris d’assaut, de quoi patienter jusqu’au prochain concert.

L’Epée monte sur scène et démarre avec « La Brigade des Maléfices » qui fait office d’introduction et de fil conducteur. Les morceaux s’enchaînent et le son me semble plus puissant qu’à Angers. Anton Newcombe, à l’aise, occupe davantage l’espace sonore en harmonie avec Lionel Liminana. D’ailleurs, les passages instrumentaux sont la véritable force du groupe qui arrive à faire décoller le public. Le chant d’Emmanuelle Seigner ne fait pas l’unanimité mais être toujours sur le fil du rasoir donne une certaine intensité aux morceaux. Le titre « Ghost Rider » est toujours aussi percutant sur scène. « The Dream » et « Last Picture Show » sont clairement tranchantes. « Shadow People » et « Istanbul Is Sleepy » seront joués avec respectivement Emmanuelle Seigner et Anton Newcombe au chant. A l’inverse « Grande » et « On dansait Avec Elle » sont un peu monotones, l’émotion est moins marquée que sur l’album.

Il n’empêche que le rappel est un véritable coup de maître. Une version étendue d’« Un Rituel Inhabituel » s’enchaîne avec « The Train Creep-A-Loopin ». Autant dire pratiquement quinze minutes d’envolées instrumentales. Le shoegaze et le garage s’harmonisent parfaitement pour nous offrir un voyage loin d’être de tout repos. L’Epée nous laisse sur une excellente impression malgré quelques passages un peu linéaires. Certains morceaux prennent clairement toute leur consistance sur scène. Le groupe est comme plus affûté qu’au démarrage. Que va devenir ce projet ? On sait déjà qu’une nouvelle tournée est prévue en 2020. On sait aussi que l’Epée est capable de belles choses, l’avenir ne peut être que bon !

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