Quand Der Weg Einer Freiheit est à l’affiche, mes attentes ne sont jamais neutres… Et avec Toward The Throne pour ouvrir la soirée avec leur Blackened Death, l’équation promettait intensité et charge émotionnelle. Promesse largement tenue…
Toward The Throne
Les Alsaciens de Toward The Throne n’ont pas perdu de temps pour poser les bases. Un Blackened Death incisif, rapide et affûté. Ça riff à toute vitesse, c’est précis, et derrière les fûts, le cardio est clairement validé. Le batteur enchaîne les blasts avec une endurance qui force le respect, sans jamais sacrifier la lisibilité.
On a eu droit à quatre ou cinq titres du nouvel album, encore inédit le soir du concert. Et franchement, ça promet. Les nouveaux morceaux envoient comme il faut, avec une efficacité immédiate. Des titres comme « Midnight » ou « 7hate » dégagent une vraie dimension épique, presque cinématographique par moments, qui donne de l’ampleur à leur propos.
Visuellement, le groupe est déjà très en place. Gauthier, à la basse et au chant, dégage un charisme naturel, sans surjouer. Et détail qui compte pour moi, on entend vraiment bien la basse. Elle claque, elle soutient, elle structure. En live, c’est loin d’être toujours le cas, alors quand le mix met l’instrument en valeur, je ne peux qu’applaudir.
J’ai aussi particulièrement accroché à cette petite touche Prog qui s’infiltre dans certaines constructions. Des variations, des respirations, des cassures bien senties qui ajoutent une belle saveur aux morceaux. La setlist s’enchaîne avec fluidité, sans temps mort, et le groupe dégage une belle présence scénique.
Très peu de choses à leur reprocher. C’est puissant, épique, cohérent. Et bonne nouvelle, je les revois dans un mois aux côtés de Thy Catafalque. Avec un peu plus de recul sur le nouvel album, je sens que l’impact pourrait être encore plus fort !
Der Weg Einer Freiheit
J’ai une relation particulière avec Der Weg Einer Freiheit. Je les ai découverts sur un plateau complètement fou avec Amenra, Igorrr et Hangman’s Chair… et ce soir-là, ils avaient éclipsé tout le monde. Puis il y a eu le Hellfest 2023, quasiment la perfection. Autant dire que je les attends toujours avec un niveau d’exigence assez élevé.
Quand Der Weg Einer Freiheit se prépare à entrer sur scène, l’atmosphère change rapidement. L’intro sur « The Host of Seraphim » de Dead Can Dance installe une tension quasi mystique. Puis « Marter » démarre, et là, tout bascule. Le son est massif mais d’une clarté impressionnante, les lights sculptent l’espace, et les frissons arrivent dès les premières minutes.
« Xibalba » enchaîne, avec une approche étonnamment Proggy dans sa construction. Au bout de deux minutes, je me surprends à rester presque immobile. Pas écrasé, pas submergé, mais clairement en admiration. C’est rare que je ressente ça aussi tôt dans un set. On ne me retourne pas si facilement habituellement !
Les vingt premières minutes sont d’une intensité folle. Pour un groupe souvent catalogué Black Metal Atmosphérique, la dimension progressive est frappante, assumée, et franchement jouissive. Les Allemands jouent avec les dynamiques, la tension, les silences, les explosions et c’est bigrement efficace.
Moment plus aérien sur le démarrage d’ « Eos ». Les lumières deviennent plus douces, le morceau prend son temps, il installe une forme de lévitation… puis vient le mur du son, brutal et implacable. Cette voix en arrière-plan, presque incantatoire, a quelque chose d’hypnotique, avec une texture qui m’évoque par instants des chants gutturaux traditionnels du fond de l’Asie, m’enfin je plane peut être.
Et derrière tout ça, Tobias. Un sauvage. Techniquement hallucinant, précis et puissant, capable d’alterner finesse et déferlante derrière les fûts. Une vraie colonne vertébrale pour le groupe et s’il était bien planqué derrière ses cymbales, sa présence sonore elle était bien palpable.
J’ai adoré le contraste permanent entre lumière et ténèbres, ça fait partie de l’ADN de DWEF et c’est aussi ce qui rend leur musique si addictive. Les passages en voix claire de Nikita, le mastermind derrière le projet, apportent une vulnérabilité intéressante. Cette fragilité dans le timbre ajoute une couche de dramatisme, rendant l’ensemble encore plus prenant.
Autour de moi, ça ferme les yeux, ça fixe la scène avec intensité. Je ne suis clairement pas le seul à surkiffer. Der Weg Einer Freiheit confirme encore une fois son talent naturel pour transmettre des émotions brutes sur scène. On ne sort pas indemne d’un concert comme celui-là.
Pour ma part, j’ai pris un pied monumental. Et comme souvent quand c’est exceptionnel, il reste ce petit goût frustrant en bouche, celui du « c’est passé beaucoup trop vite ». Que dire de plus, ce quatuor ne m’a jamais déçu.
Un immense merci à Sounds Like Hell Productions pour l’invitation et pour le jeu concours, qui a permis à un lecteur de vivre cette claque en direct !
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Originaire des Pyrénées, je traine mes pattes dans la scène Rock depuis plus de 20 ans. Je couvre les concerts avec mon vieux réflex d’une main et mon stylo de l’autre, toujours prêt à partager mon opinion. Que ce soit sur scène ou en festival, je balance mes chroniques et live reports capturant l’essence de ma propre expérience.


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