King Gizzard & The Lizard Wizard – Polygondwanaland

Après Flying Microtonal Banana, Murder Of The Universe et Sketches Of Brunswick East, les australiens nous livrent leur quatrième album de l’année : Polygondwanaland. Les plus sceptiques peuvent penser que sortir autant d’albums se fait au détriment de la qualité. Pourtant, il n’en est rien et Polygonwanaland est très certainement le meilleur de la cuvée 2017. De plus, le groupe nous l’offre gratuitement sur internet sous tous les formats avec les masterings afin de graver son CD ou presser son vinyle. Une belle démarche !

Polygondwanaland est un condensé de ce que sait faire de mieux King Gizzard & The Lizard Wizard. L’album s’ouvre sur un morceau fleuve de presque onze minutes « Crumbling Castle » qui constitue la première partie de l’album. S’ensuivront trois parties composées de trois morceaux chacune. Tout en reconnaissant les sonorités psychédéliques propres au groupe, ce qui frappe dès la première écoute est l’orientation rock prog 70’ ainsi que la production plus qualitative. On remarque également que la voix de Stuart Mackenzie est moins noyée sous les effets qu’à l’habitude laissant apparaitre des mélodies entêtantes (« Inner Cell », « Horology »). 

La part belle est également faite aux synthétiseurs et autres "loop électroniques" donnant un effet de transe à certains morceaux (« Deserted Dunes Welcome Weary Feet », « Searching… »). Autre fait marquant, l’utilisation d’instruments acoustiques et électriques sur les mêmes compositions (« Polygondwanaland », « Tetrachromacy » en autre). L’album se clôture par l’excellente « The Fourth Colour » qui après une nappe atmosphérique au milieu du morceau nous balance une explosion de saturation comme seul le groupe sait le faire.

Encore une énième réussite. Personne ne sait comment King Gizzard & The Lizard Wizard arrivent à sortir autant d’albums en si peu de temps sans perdre en qualité. Vont-ils réussir à tenir le pari fou de faire cinq albums en 2017 ? L’année n’est pas encore terminée. Quoiqu’il en soit, on peut affirmer être face à l’un des groupes les plus passionnants de ces dernières années. 

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What a long strange trip it's been

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