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[Chronique] The Brian Jonestown Massacre – The Brian Jonestown Massacre

Quelques mois après la sortie de « Something Else », Anton Newcombe revient avec un dix-huitième album intitulé « The Brian Jonestown Massacre ». Le grand gourou et sa bande sont très prolifiques en ce moment. En l’espace d’un an il aura collaboré à la production de « Shadow People » des Limiñanas, publié « Tess Parks & Anton Newcombe » et sorti deux albums avec son groupe. Pour quelqu’un que l’on ne pensait pas trouver vivant à la fin de la précédente décennie, il y a de quoi se réjouir. Il faut dire que depuis qu’il est installé à Berlin, l’artiste est débarrassé de ses addictions et use pleinement de son talent. C’est donc dans le studio berlinois Cobra Studio que ce dernier essai a été enregistré.

L’album débute sur « Drained » qui nous fait tout de suite penser aux premières sonorités du groupe. Le morceau démarre en acoustique avant de lancer une mélodie entêtante et saturée. « Tombes oubliées » laisse place à Rike Bienert au chant qui nous embarque pour une chevauchée vaporeuse. Elle avait déjà collaboré avec le groupe sur l’excellente « Bout De Doigts ». Le retour du folk-rock avec « We Never Had A Chance » est une véritable réussite. C’est souvent dans ces élans qu’Anton Newcombe brille. Sous des apparences simplistes, ce genre de morceaux s’accompagnent de superbes mélodies vocales. Il a toujours su écrire de belles chansons et sait toujours le faire.

« A Word » et son rythme saccadé plonge l’auditeur au milieu des distorsions langoureuses et des larsens hypnotiques. Faut-il vraiment ajouter cette précision ? La tambourine est présente sur tous les morceaux. Aucune autre formation ne peut se targuer d’avoir le tambourin man le plus célèbre en son sein. L’instrumentale « My Mind Is Filled With Stuff » et ses breaks de batterie percutants amène des sonorités garages et psychédéliques tout droit venues des sixties. Anton Newcombe revient à ses premières influences pour un rendu résolument rock. L’album sonne bien et les neufs titres s’enchainent avec cohérence. En guise de clôture, « What Can I Say » pose un riff caractéristique des Brian Jonestown Massacre survolé d’un chant incantatoire.

Avec la fréquence des sorties et la publication par Anton Newcombe de nombreuses maquettes, on n’attend pas vraiment le Brian Jonestown Massacre. Dans les dernières productions, « Musique de film imaginée » et « Don’t Get Lost » suscitent l’intérêt expérimental de la chose. Mais « The Brian Jonestown Massacre », plus simple et direct, fait vraiment plaisir. Il est vrai que l’album n’est pas une révolution. Mais combien de groupes après plus de vingt ans de carrières arrivent à en sortir un dix-huitième de cette qualité ? Sans compter les nombreux EP et autres singles distillés au compte-gouttes. Une chose est certaine avec Anton Newcombe et The Brian Jonestown Massacre, c’est qu’ils ne sont pas à vendre et ne le seront jamais !

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What a long strange trip it's been

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