Noise Injection
  • Flash
  • Chroniques
  • Live Reports
  • Dossiers
  • Galerie Photos
  • A propos
  • Contact
Pas de résultats
Voir tous les résultats
Noise Injection
  • Flash
  • Chroniques
  • Live Reports
  • Dossiers
  • Galerie Photos
  • A propos
  • Contact
Pas de résultats
Voir tous les résultats
Noise Injection
Pas de résultats
Voir tous les résultats
Accueil Chroniques

[Chronique Rétro] The Gathering – Mandylion

Djam - Progressive Metalhead par Djam - Progressive Metalhead
08/04/2026
dans Chroniques
Temp de lecture: 5 minutes
Chronique The Gathering - Mandylion
Partager sur FacebookPartager sur Twitter

A l’occasion de la prochaine tournée de The Gathering avec Anneke Van Giersbergen, je me suis dit « pourquoi pas poser quelques mots sur l’album qui les a propulsés », Mandylion. Aussi car il y a des albums qui te tombent dessus et qui te façonne, te construise. Cet opus en est le parfait exemple. Je ne saurai me rappeler comment je suis tombé dessus, j’étais encore un jeune ado mais j’ai encore ce souvenir vivace, cette voix qui t’arrache du monde réel et j’ai su dès la première écoute que cet album, je ne l’oublierai pas…

Je vais être honnête direct, je suis un fan inconditionnel de Anneke. Le genre de fan qui la suit partout, sans discuter. En solo, avec The VUUR, sur The Gentle Storm, aux côtés de Devin Townsend, ou encore dans les fresques spatiales de Ayreon. D’ailleurs, je fais le pèlerinage à Tilburg tous les deux ans pour les shows d’Ayreon, et Anneke… elle est toujours là, centrale, magnétique. Impossible de la rater. Impossible de ne pas frissonner.

Et ces frissons, je les ai ressentis pour la première fois (ou en tout cas de manière consciente) avec Mandylion.

Je me souviens aussi avoir vu The Gathering avec Silje il y a une bonne quinzaine d’années au Marché Gare. C’était autre chose, une autre époque, une autre incarnation. Mais Mandylion, lui, reste intouchable. Voilà pour le contexte, maintenant je vais m’attaquer au chef d’œuvre.

 

On est en 1995. The Gathering sort de ses racines Doom encore marquées, teintées de Death sur les débuts, et décide de tout envoyer valser. Enfin presque. Parce que ce qui interpelle immédiatement sur Mandylion, c’est ce paradoxe, cette base encore très Doom, lente, pesante, presque minimaliste… et cette lumière qui surgit avec Anneke. Et bordel, quelle lumière.

Contrairement à beaucoup de groupes qui vont suivre la vague du Goth Metal, ici rien ne sonne forcé. Rien ne sonne formaté. C’est organique, presque naïf par moments, mais d’une sincérité désarmante, en tout cas ça m’a touché en plein cœur.

Et surtout, le groupe n’écrit pas pour Anneke. Les morceaux étaient déjà là. Du coup, elle flotte au-dessus, elle ne guide pas encore totalement la musique et c’est justement ce qui rend cet album unique dans leur discographie.

Le début de l’album est juste fou, dès les premières secondes de «Strange Machines », je suis foutu. Ce riff simple, presque innocent, puis cette montée… et Anneke qui débarque. C’est fini. Je suis dedans. Complètement. Ce morceau a un truc presque euphorique, une forme de voyage mental entre Prog discret et Doom aérien. Et ce refrain… accrocheur sans être racoleur, lumineux sans tomber dans le kitsch. C’est le genre d’ouverture qui te donne envie de relancer l’album dès qu’il se termine et c’est aussi, je ne le cache pas, un live au Pinkpop 1996 que je mate et remate en boucle.

S’il fallait résumer Mandylion en deux morceaux, ce serait sûrement « In Motion #1 » et « In Motion #2 ».Le premier pose cette ambiance presque mystique, avec ses claviers enveloppants et cette rythmique en apesanteur. Anneke y est bouleversante, oscillant entre fragilité et puissance retenue.

Et puis il y a cette continuité avec la Part II… une idée simple sur le papier, mais terriblement efficace. Ça donne une cohérence émotionnelle à l’album, une sorte de boucle introspective. Je ne m’en lasse jamais. Jamais.

« Leaves », c’est probablement le morceau qui garde le plus d’ADN Doom pur dans sa structure. Lent, lourd, presque funéraire dans ses premières minutes… mais transcendé par Anneke, encore une fois. Elle ne lutte pas contre la masse sonore, elle la sublime. Et ce passage central… cette montée… c’est typiquement le genre de moment où je ferme les yeux et je me laisse porter. On est pile dans cette zone floue entre Doom Ténébreux et Prog, où l’émotion prend le dessus sur la technique. Joué sur scène, c’est un morceau qui me chamboule particulièrement.

Alors oui, « Sand and Mercury » dénote par sa longueur, mais perso, je plonge dedans à chaque fois. Il y a cette dimension Progressive assumée, presque contemplative, qui annonce déjà la suite de la carrière du groupe. On sent qu’ils regardent plus loin que le simple cadre du Doom. C’est un morceau qui divise certains fans mais moi, il me parle. Il me donne cette sensation de dérive lente, presque cosmique avec un final qui me rappelle un bon Paradise Lost.

Ce qui me fascine avec Mandylion, c’est cet équilibre. Les grattes restent simples, souvent répétitives. La batterie ne cherche jamais à briller. Les claviers prennent une place de choix, au service de l’atmosphère. Et au centre de tout ça, il y a Anneke. Sa voix n’est pas juste magnifique, elle a un cachet unique (particulièrement à ses débuts où sa palette technique n’était pas encore totalement développée), instantanément reconnaissable. Elle traverse les morceaux comme un fil conducteur émotionnel. Elle peut être douce puis devenir plus puissante à sa guise. Encore aujourd’hui, peu de frontwomen me procurent ça.

On ne va pas se mentir, Mandylion a posé une pierre fondatrice pour toute une scène Metal et particulièrement aux Pays-Bas qui ne manquent pas de talents dans ce registre… Mais le problème, c’est que beaucoup ont tenté copier la forme sans jamais atteindre le fond. Parce que cet album, au-delà de son importance historique, il a une âme et une patte infalsifiable. Il ne cherche pas à être parfait. Il cherche à être sincère. Et c’est pour ça qu’il traverse les décennies sans prendre une ride. Mandylion, c’est un moment charnière dans la discographie de The Gathering. Un équilibre fragile entre leurs racines Doom et leur futur plus Progressif. C’est aussi, et surtout, la naissance d’une alchimie unique avec Anneke. Et moi, à chaque écoute, j’ai toujours ces foutus frissons. Comme la première fois.

En résumé

Mandylion

10 Note

Les +

  • Une alchimie unique entre racines Doom et envolées Progressive, portée par une atmosphère immersive et intemporelle.
  • L’arrivée d’Anneke van Giersbergen, dont la voix lumineuse transcende chaque morceau et redéfinit l’identité du groupe.
  • Une pierre angulaire qui a ouvert la voix à de nombreuses formation avec frontwoman

Les -

  • Cet album rend encore aujourd'hui de nombreux groupes à chant féminin... fade en comparaison...

Review

  • Indémodable 0
Djamel Profil
Djam - Progressive Metalhead

Originaire des Pyrénées, je traine mes pattes dans la scène Rock depuis plus de 20 ans. Je couvre les concerts avec mon vieux réflex d’une main et mon stylo de l’autre, toujours prêt à partager mon opinion. Que ce soit sur scène ou en festival, je balance mes chroniques et live reports capturant l’essence de ma propre expérience.

PartagerTweet
Categories
  • Chroniques
  • Dossiers
  • Live Reports
  • News
  • Non classé

Politique de confidentialité

Mentions légales

A la une

[Live Report] Blues Pills + DeWolff – 08/04/2026 @La Rayonne, Villeurbanne

[Live Report] Blues Pills + DeWolff – 08/04/2026 @La Rayonne, Villeurbanne

16/04/2026

© 2026 – Noise Injection – Tous droits réservés.

Pas de résultats
Voir tous les résultats
  • Flash
  • Chroniques
  • Live Reports
  • Dossiers
  • Galerie Photos
  • A propos
  • Contact

© 2026 Noise Injection - Tous droits réservés.