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[Chronique] Hangman’s Chair – Saddiction

Djam - Progressive Metalhead par Djam - Progressive Metalhead
20/02/2025
dans Chronique
Temp de lecture: 3 minutes
Hangmans-Chair-Saddiction_chronique
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Hangman's Chair est une formation que j'ai découvert sur scène en ouverture d'Igorrr en compagnie d'Amenra et Der Weg Einer Freiheit. J'en ai retenu un excellent souvenir, c'est pourquoi je me suis plongé dans leur récente discographie avant d'écouter avec attention le dernier album. Avec "Saddiction", Hangman's Chair poursuit son ascension dans les méandres d’un doom metal mélancolique, sculpté par la désillusion et la noirceur. Déjà maîtres dans l’art d’instiller une tristesse poisseuse à travers leurs compositions, les Parisiens signent ici un album qui prolonge la veine de leurs derniers albums tout en y insufflant une approche plus contemplative et immersive.

Dès les premières secondes je reconnais la patte du groupe : riffs lancinants, nappes éthérées et cette voix, toujours aussi hantée, qui se fraie un chemin entre l’oppression et l’abandon. Hangman’s Chair ne cherche pas l’exubérance, mais la justesse d’une émotion brute, distillée avec une précision chirurgicale. Les morceaux s’étirent, invitant à l’introspection, chaque titre s’apparentant à une longue errance, et pas des plus joyeuses. L’album s’ouvre sur une familiarité oppressante, cette atmosphère dense, presque étouffante, que j'attends de Hangman’s Chair. Mais au-delà de cette vague sonore, on sent une évolution, une matière plus riche, plus organique. Les guitares, toujours aussi imposantes, se permettent parfois un détour mélodique en arpèges ou encore quelques échappées douces avant de replonger dans la lourdeur de la disto. C’est comme si, à travers chaque riffs, la formation tentait de prendre un bol d'air avant de resuffoquer.

La production, affûtée et plus texturée que par le passé, joue un rôle central dans cette nouvelle galette. Loin de se contenter d’une simple nappe sonore, "Saddiction" déploie une architecture musicale complexe, presque cinématographique. Si je prends Kowloon Lights, les nappes glacées qui accompagnent des riffs lourds créent une tension palpable entre l’ombre et la lumière. On se retrouve dans un décor urbain défiguré, un paysage nocturne où les néons tremblent, où chaque coin de rue semble emporter son lot de solitudes. Cette atmosphère est brillamment reproduite par le clip vidéo.

Sur 2 AM Thoughts, on retrouve l’invitée spéciale, Raven Van Doorst de Dool qui s’ajoute à la partition de Cédric, ajoutant une touche d’âme perdue à la noirceur ambiante. C’est un échange, une conversation entre deux voix qui se croisent et se percutent, créant un sentiment de vertige qui s’installe dans les tripes.

"Saddiction" n’est pas qu’une exploration de la solitude et de l’isolement. C’est aussi une explosion de rage contenue, une montée en tension qui n’hésite plus à se libérer dans des éclats brutaux. The Worst Is Yet to Come est un morceau qui incarne parfaitement la dynamique de l'album avec une progression implacable.

À travers "Saddiction", Hangman’s Chair ne se contente pas d’aligner des riffs lourds et des lignes de basse oppressantes. Le groupe parvient à transformer sa douleur en une œuvre dense et contrastée, très visuelle et en quelques sortes "palpable". Chaque titre devient une forme d'urbex, une tentative de capter la noirceur de nos villes et de nos vies en y donnant une forme tangible. La noirceur n’est pas seulement une conséquence de la souffrance, elle devient ici un moteur, une énergie qui propulse le groupe plus loin, encore plus profondément dans cette quête musicale qui les anime depuis leurs débuts.

Plus que jamais, Hangman’s Chair jongle avec les contrastes, entre des instants d’abîme insondable et des respirations fébrilement lumineuses, entre des murs de guitares massifs et des mélodies qui s’élèvent, fragiles, comme une lueur dans la pollution citadine. Un album solide donc, qui après la nouvelle du jour, n'aura malheureusement pas la chance d'être défendu live dans les prochaines semaines car la tournée vient d'être annulée. Dommage !

 

La note de la rédaction
La note des lecteurs
[Total: 4 Moyenne: 4]
Djamel Profil
Djam - Progressive Metalhead

Originaire des Pyrénées, je traine mes pattes dans la scène Rock depuis plus de 20 ans. Je couvre les concerts avec mon vieux réflex d’une main et mon stylo de l’autre, toujours prêt à partager mon opinion. Que ce soit sur scène ou en festival, je balance mes chroniques et live reports capturant l’essence de ma propre expérience.

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