The Wild Ones, propose quelque chose d’un peu plus rentre dedans. Il y a cette gratte qui sait envoyer du gros riff façon Porcupine Tree. Au chant on a un petit gimmick de Einar Solberg avec l’usage de voyelles prononcées !
Avec Our Heads Spinning, HamaSaari propose un titre qui monte encore d’un cran en intensité. Le riffing est épais, sombre, presque oppressant, avec des basses encore plus grasses. Là, le groupe quitte clairement le confort du Prog un peu gentillet pour injecter de la tension, et ça fonctionne très bien. C’est un des titres où je me dis que le quatuor pourrait encore aller plus loin dans ce registre, ils savent très bien faire.
Lost in Nights a un petit goût Post-Rock pas déplaisant. Le morceau est immédiat, bien écrit, efficace. Frames, promet d’être un bon moment sur scène, c’est un des titres les plus réussi de l’album. Dans l’esprit il me fait penser à du Karnivool, avec ce côté grandiose bien amené. Le refrain est redoutablement accrocheur, et la section rythmique fait un boulot remarquable. Mention spéciale à la basse et à la batterie, ultra inspirées, ça fait bouger naturellement la tête. Le feat. de Christelle Ratri sur ce morceau apporte une charge émotionnelle supplémentaire, son timbre de voix semble bien sympa quoi qu’un peux en retrait et colle parfaitement à l’univers du groupe.
Under the Trees se positionne comme un moment plus relaxant. Le morceau le plus folk et dépouillé de l’album. J’aime l’intention et l’ambiance bien que je n’aurai pas été contre quelques fulgurances supplémentaires.
Et puis arrive la clôture avec Home, qui termine l’album en mettant la section rythmique à l’honneur avec un super groove. Un des moments les plus Prog et techniques du disque, et j’ai trouvé cette fin particulièrement élégante. Le titre propose une ambiance à la fois aérienne ou plus énervé avec un dosage plutôt réussi. J’y vois une conclusion cohérente, maîtrisée, qui fini bien l’album et surtout donne ce sentiment de satisfaction, de finir sur un excellent morceau !