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[Chronique] BRUIT ≤ – The Age Of Ephemerality

Djam - Progressive Metalhead par Djam - Progressive Metalhead
29/04/2025
dans Chronique
Temp de lecture: 4 minutes
Chronique - Bruit - The Age Of Ephemerality
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Il y a des albums qui tombent à pic, et d’autres qui tombent comme une chape de plomb. The Age Of Ephemerality, c’est un peu des deux. Le genre d’œuvre qui te serre le cœur, t’envoie valser au plafond, et te laisse planer, les yeux dans le vide, mais surtout avec le cerveau qui se questionne. Depuis que BRUIT ≤ a lâché la merveille The Machine Is Burning And Now Everyone Knows It Could Happen Again, j’ai jeté une oreille attentive à la carrière des toulousains. Leur registre est devenu un territoire habité, viscéral, où chaque note est un cri silencieux lancé dans un monde trop bruyant.

 

 

Je m’en souviens encore. Le live au Metronum, en streaming, pandémie oblige. Une claque, en haute définition. Puis il y a eu Lyon, avril 2022, au HardRock Café, pas forcément le lieu auquel on pense pour une messe Post-Rock. Pourtant ce soir-là, c’était cathédrale.

 

 

Alors quand j’ai appris que les toulousains remettaient ça, j’ai su que j’allais devoir m’y confronter, pas juste écouter. The Age Of Ephemerality n’est pas une suite. C’est une mutation. Un manifeste. Une bête à plusieurs têtes, dont aucune ne cherche à caresser l’auditeur dans le sens du poil. Sur cet album BRUIT ≤ tricote ses pistes à coups de bande analogique et de synthé modulaire, la patte est perceptible. C’est le grand écart entre l’imperfection de l’analogue et la dureté du circuit imprimé. Et l’on sent, derrière chaque arrangement, cette relation entre l’humain et la machine.

 

 

Dès les premières secondes de Data, des voix types radios, des beats désincarnées et des nappes organiques t’enferment dans une spirale de questionnements. Pourquoi est-ce que mon premier sentiment est l’oppression ? Le ton est donné, cet album va se vivre dans l’angoisse. La tension est présente, le son est chirurgical et le titre évolue tout en progression pour finir en explosion avant de ralentir sur un clavier comme le sait si bien faire nos protagonistes.

 

 

 

 

Progress / Regress, est une fracture. Le titre dit tout. Ce morceau souligne les failles de notre monde moderne, vivons-nous vraiment dans le progrès ? Dans le déclin ? Un entre-deux permanent. D’un côté, le cello pleure une beauté perdue, quelque chose de l’ordre du souvenir. De l’autre, la gratte rage, crisse, étouffe. On y sent la sueur, la colère, la résignation aussi. Les racines Post-Rock sont présentes, mais revues façon BRUIT ≤. La progression est lente, tendue, mais elle ne libère jamais. Elle enferme.

 

 

Puis vient Technoslavery / Vandalism. Le morceau est prenant. Dix minutes de tension, où le bruit devient langage, où l’harmonie se fait sabotage. C’est parfois sale. C’est parfois beau notamment avec l’apport d’une section de cordes poignante. C’est BRUIT ≤ dans ce qu’il a de plus cru. Des décharges saturées qui évoquent un malaise sonore avant de terminer sur des chœurs solennels. Tout ça se vie comme une baston entre l’organique et le digital, et ce n’est pas un combat à mort, c’est une cohabitation forcée, un mariage malheureux avec notre dépendance numérique.

 

 

 

 

Et puis il y a The Intoxication Of Power. Treize minutes d’ascension qui te font croire à une rédemption. Les cuivres entrent en jeu, majestueux, presque victorieux. Mais on ne gagne pas une bataille, on creuse une tombe. La beauté y est fragile, délicate, et finit par s’effondrer dans une dernière salve bruitiste, comme un drone qui s’écrase sur une cathédrale. Rideau. Silence. Malaise.

 

 

The Age Of Ephemerality est une œuvre qui refuse l’évasion facile, à aucun moment elle m’aura laissé dans un état de détente, bien au contraire. Elle me met face à nos dépendances modernes, à notre façon de consommer le monde, à notre besoin de partager, de liker, de tout consommer avant même d’avoir compris ce dont l’on a vraiment besoin. Et puis la citation de fin d’album nous implique « don’t let it happen, it’s on you ».

 

 

Les propos de The Age Of Ephemerality sont plus que jamais d’actualité. L’album est il meilleur que le sublime The Machine Is Burning ? Je ne sais pas, mais il tout autant puissant. Il nécessite une autre écoute. Un voyage sonore un peu sombre mais qui fait réfléchir. J’ai pris une claque. Encore. Et je pense qu’elle va résonner longtemps. Difficile maintenant de clôturer, après tout Noise Injection est un média web qui se nourri bêtement de likes, de partages, de visibilité en ligne, etc. Ce qui me fout dans une position assez étrange, pour cette chronique, je ne mettrai pas de notes qui sans doute serait hors propos. J’attends désormais la venue de BRUIT ≤ en octobre avec une certaine impatience !

Djamel Profil
Djam - Progressive Metalhead

Originaire des Pyrénées, je traine mes pattes dans la scène Rock depuis plus de 20 ans. Je couvre les concerts avec mon vieux réflex d’une main et mon stylo de l’autre, toujours prêt à partager mon opinion. Que ce soit sur scène ou en festival, je balance mes chroniques et live reports capturant l’essence de ma propre expérience.

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